CHD COMPIÈGNE

3 rue de l’Anthémis

60200 Compiègne

Tél. : 03 44 36 36 16

Fax : 03 44 36 36 19

CHD CREIL

2 allée de la forêt d'Halatte

60100 Creil

Tél. :  03 44 66 66 80

Fax : 03 44 66 66 88

Cabinets CHD Compiègne et Creil

CHD OISE COMPIÈGNE ET CREIL

Pour être plus proche de vous, CHD AVEXI est présent sur 26 sites et se classe parmi les 10 premiers cabinets français.500 collaborateurs dont 50 associés ont le désir de vous accompagner dans votre quotidien mais également dans les moments importants de la vie de votre entreprise. Véritable partenaire, notre structure est à dimension humaine et a pour objectif :
• d’être proche de ses clients : le secret professionnel participe à notre relation de confiance.
• de travailler à vos côtés : votre conseiller met un point d’honneur à venir à votre rencontre, dans votre structure.
• de parler le même langage : nous vous accompagnons et il nous semble essentiel de vous transmettre une information claire, étayée, de répondre à toutes vos questions afin que vous puissiez exploiter les réponses.
Une qualité de service reconnue
Notre équipe est constituée de spécialistes de l’expertise comptable, audit et conseil. Voici ses deux missions principales :
• vous libérer de vos obligations comptables, juridiques, sociales et fiscales,
• vous prodiguer au bon moment des conseils de qualité pour améliorer la performance de votre entreprise, être acteur de votre développement et aborder l’avenir avec sérénité.
Que ce soit dans le domaine comptable, juridique, social ou fiscal, nous ne sous-traitons aucune mission. Ce sont nos équipes locales qui interviennent sur votre dossier, chacune dans leur domaine de prédilection. Ce qui permet une connaissance globale de votre structure et facilite la qualité de l’échange et la réactivité.
De plus, nous utilisons des outils à la pointe, véritables facilitateurs de la gestion de votre entreprise : numérisation de dossiers, bilans imagés, vidéo conférence…
Ce sont toutes ces priorités, réellement identifiées par le cabinet, qui nous ont permis d’être certifiés Iso 9001.
Pour vous permettre de vous consacrer à votre cœur de métier en toute sérénité.
• Tenue complète ou partielle de votre comptabilité.
• Prise en charge de votre administratif.
• Echéancier des charges.
• Elaboration des comptes annuels (bilan, compte de résultat…).
• Formation de votre personnel comptable.
• Accompagnement à la mise en place de vos procédures administratives et comptables.
• Mise à disposition d’un système informatique pour le partage de l’information comptable en toute confidentialité.
• Etablissement du dossier de gestion des centres de gestion.
• Etablissement des plans de trésorerie.
• Mise en place du tableau de bord de l’entreprise.
• Situation intermédiaire.
• Compte de résultat prévisionnel.
• Calcul des prix de revient et des marges.
• Diagnostics et analyse de rentabilité.
• Projets d’investissement et de financement.
• Analyse des coûts.
• Evaluation des entreprises.
• Transmission des entreprises.
• Etablissement des déclarations fiscales (déclaration de TVA, liasse fiscale annuelle, taxe professionnelle…)
• Optimisation de la gestion fiscale.
• Déclaration des revenus.
• Assistance en cas de contrôle fiscal.
• Simulation d’impôts.
• Etablissement des plans de trésorerie.
• Mise en place du tableau de bord de l’entreprise.
• Situation intermédiaire.
• Compte de résultat prévisionnel.
• Calcul des prix de revient et des marges.
• Diagnostics et analyse de rentabilité.
• Projets d’investissement et de financement.
• Analyse des coûts.
• Evaluation des entreprises.
• Transmission des entreprises.
• Choix de la structure juridique de l’entreprise
• Formalité de constitution de l’entreprise
• Assemblée Générale annuelle
• Dépôt des comptes aux greffes
• Augmentation de capital et autre restructuration de sociétés
• Assistance à la transmission d’entreprise
• Rédaction des contrats de travail.
• Etablissement des bulletins de paies.
• Application des procédures de licenciement.
• Règlement des litiges avec les salariés, mise à pieds…
• Etablissement des déclarations sociales.
• Assistance en droit du travail.
• Prévoyance sociale du chef d’entreprise.
• Prévision des régularisations des charges sociales
CHD BARBELET COMPIÈGNE ET CREIL s’occupe de votre entreprise mais vous conseille aussi personnellement. Question Patrimoine analyse votre situation patrimoniale et vous propose les stratégies et les produits les plus adaptés à votre profil d’investisseurs et à vos objectifs patrimoniaux. Question Patrimoine saura valoriser votre épargne, préparer votre retraite, optimiser votre fiscalité, transmettre votre patrimoine et protéger votre famille. Un expert à votre disposition : votre-conseiller@chd-avexi.fr Parce que votre protection sociale et celle de vos salariés fait partie intégrante de la vie de l’entreprise, Protexpert réalise un audit de vos besoins et, en fonction des obligations légales et de votre stratégie, vous propose une mutuelle ou un contrat de Prévoyance. Un expert à votre disposition : votre-conseiller@chd-avexi.fr
Parce que vos choix d’aujourd’hui, permettront les choix de demain, EIS vous accompagne afin d’optimiser votre retraite. Son équipe dédiée réalisera un diagnostic de vos droits acquis, analysera avec vous vos objectifs de retraite et vous informera des produits mis à votre disposition. Il saura tenir compte de vos spécificités mais également des opportunités liées à l’évolution de la réglementation. Ensemble, vous établirez un plan d’actions personnalisé en optimisant vos droits auprès des régimes obligatoires et en mettant en place des solutions complémentaires. EIS est à vos côtés dès aujourd’hui pour vous permettre de bien préparer demain. Pour un avenir serein, contactez EIS : votre-conseiller@chd-avexi.fr
Chaque jour, votre équipe et vous, mettez toute votre énergie et votre savoir-faire à produire des biens et services tout en faisant face aux exigences du marché. Notre équipe de spécialistes est là pour vous fournir tous les outils nécessaires au pilotage de votre entreprise. Notre objectif : vous conseiller au quotidien et aux moments clés de la vie de votre société pour une entreprise encore plus performante. Vous n’avez pas de service comptable et préférez nous déléguer la totalité de cette mission ? Nous nous chargeons de la saisie de vos pièces comptables, ainsi que de toutes les obligations administratives, comptables, juridiques et fiscales de votre entreprise. Ensuite, nous mettrons un point d’honneur à vous apporter le conseil qui en découle.
==>Vous disposez d’un service comptable interne ?
Nous l’accompagnons dans son quotidien :
• Nous le conseillons sur ses procédures et sa démarche,
• Nous lui proposons des formations adaptées à votre activité,
• Nous mettons en place des outils de suivi et d’aide à la décision,
• Nous réalisons un suivi mensuel permettant une détection des besoins rapide et précise.
Dans les deux cas, nous vous proposons un bilan imagé qui vous permettra une appropriation plus fine du résultat de votre entreprise. Notre équipe analysera, avec vous, tous les chiffres clés de votre bilan avec l’aide d’outils conviviaux informatisés. Nos collaborateurs sont formés aux spécificités des PME et répondent à vos besoins : conseils en gestion, optimisation des profits, optimisation sociale et fiscale, inventaire des immobilisations, véhicule de fonction ou frais de déplacements, accompagnement dans les procédures de cessation de paiement, préparation à la transmission…

==> Vous êtes artisan et vous préférez vous consacrer à votre cœur de métier plutôt qu’à des tâches administratives ?

Nous sommes là pour vous décharger de toute votre saisie comptable, des obligations légales liées à votre activité comme l’établissement de votre bilan ou vos déclarations fiscales, par exemple. Nous vous proposons ensuite une analyse des résultats de votre activité à travers des échanges simples, courts et réguliers. Notre objectif est d’être toujours à vos côtés.

Comment ? En étant à votre écoute et en répondant à vos interrogations et vos besoins rapidement. Vous désirez vérifier votre politique tarifaire ?
Chaque année, notre équipe peut analyser votre bilan et reconstituer votre chiffre d’affaire à partir de vos achats de matières premières et de vos coûts salariaux.
Nous vous accompagnons ainsi dans votre travail, au jour le jour.
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Nous nous chargerons de la tenue de votre comptabilité, de l’établissement de vos comptes et de vos déclarations fiscales et sociales.
Nous savons cependant, que votre situation personnelle est très en lien à votre situation professionnelle, et c’est pour cela que nous pouvons travailler ensemble, pour optimiser votre situation personnelle en fiscalité, prévoyance, retraite…
Notre équipe dédiée saura vous conseiller pour faire évoluer votre structure, mais répondra aussi aux questions très concrètes que vous vous posez, par exemple :
• Quand et comment créer une Société d’Exercice Libérale (SEL) ?
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CHD BARBELET COMPIÈGNE ET CREIL vous propose l’accompagnement de ses spécialistes, tous ayant acquis une véritable expertise dans le domaine associatif. Du conseil à la réalisation, ils sauront vous apporter une aide technique au suivi comptable, vous informeront sur toutes les nouveautés comptables, juridiques ou fiscales qui vous touchent directement. Pour une mission de fond ou au pied levé, ils seront à votre écoute.

CREIL

Creil est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Située dans la vallée de l'Oise, au nord de la région parisienne, cette ville de près de 35 000 habitants, appelés Creillois, est au centre de l'unité urbaine de Creil rassemblant 116 662 habitants en 20091, la première du département de l'Oise.

Siège d'un château royal au Moyen Âge, Creil s'est surtout développée au cours du xixe siècle, grâce à une industrie bénéficiant de la présence du chemin de fer à partir de 1844 et de la proximité de la capitale. Spécialisée dans un premier temps dans la faïence, l'agglomération est devenue un grand centre métallurgique et abrite à partir du xxe siècle plusieurs usines liées au secteur automobile. La ville, dont le site historique est situé sur l'île Saint-Maurice puis sur la rive gauche, s'est étendue aux alentours de la gare, sur la rive droite à partir de 1850. Avec la période des Trente glorieuses, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sont édifiés sur le plateau dominant la vallée. La ville subit cependant de plein fouet la crise du secteur métallurgique à partir des années 1970, entraînant une montée du chômage et des problèmes sociaux. Un important projet de renouvellement urbain, lancé en 2007, concerne plusieurs quartiers de la ville.
Géographie
Localisation
Creil est située dans le bassin parisien, au sud des Hauts-de-France. Elle est située historiquement à la limite entre le Valois et le Beauvaisis. Creil est située à 45 km de Paris, 35 km de Beauvais et 72 km d'Amiens2.

Communes limitrophes de Creil3
Nogent-sur-Oise
Montataire Creil[3] Verneuil-en-Halatte
Saint-Maximin Apremont
Creil est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) composée de 22 communes : Angicourt, Blaincourt-lès-Précy, Brenouille, Cauffry, Cinqueux, Cramoisy, Laigneville, Liancourt, Mogneville, Monceaux, Monchy-Saint-Éloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Précy-sur-Oise, Rantigny, Rieux, Saint-Leu-d'Esserent, Thiverny, Verneuil-en-Halatte, Villers-Saint-Paul, Villers-sous-Saint-Leu, regroupant ainsi 116 662 habitants en 20094,5. C'est la première agglomération de l'Oise et la deuxième agglomération de l'ancienne région administrative Picardie6. Son aire urbaine reprend les mêmes limites avec une commune de plus : Verderonne, regroupant ainsi officiellement 104 029 habitants en 20087.

La ville est traversée par l'Oise. Ville porte du parc naturel régional Oise-Pays de France, Creil est bordée à l'est par la forêt d'Halatte et au sud-est par la forêt de Chantilly,

Topographie et géologie
Le site originel de la ville est un ancien gué sur la rivière Oise, en contrebas d'un plateau dominant la vallée. Le site étant très étroit sur la rive gauche, la ville s'est étendue sur la rive droite, beaucoup plus large et plate. Entre les deux, se trouve l'île Saint-Maurice. Le point le plus bas est situé au niveau de la rivière, en aval de la ville, à 25 m d'altitude. Le point le plus haut est située dans la forêt de la Haute-Pommeraie, à 129 m de haut.

La ville ancienne est construite sur des sables cuisiens sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, elle se développe sur des limons récents. Le plateau est composé de calcaire du Lutétien recouvert, sur le territoire de la commune, par des limons8. La position en rebord de plateau, avec l'affleurement de la roche, a favorisé le développement de carrières de pierre (Carrières de Saint-Maximin et pierre de Saint-Leu) puis d'habitations troglodytes, appelées « tufs », qui ont aujourd'hui presque toutes été murées9.

Hydrographie
La ville est traversée par l'Oise qui donne son nom au département. Elle s'y sépare en deux bras où se trouve l'île Saint-Maurice.

En aval immédiat de la commune, se trouve un barrage appelée barrage ou écluse de Creil, situé en réalité sur la commune de Saint-Leu-d'Esserent. Ce barrage a été totalement reconstruit en 2003-2004 afin de procéder à une modernisation de son mode de fonctionnement, l'ancien datant de 1902. Il possède deux passes navigables de 31 m, une passe non navigable de 12 m ainsi qu'une passe à poissons. Il est muni de clapets métalliques pesant jusqu'à 50 tonnes. Le site intègre deux écluses de 125 m et 185 m de long qui ont elles aussi fait l'objet d'une rénovation en 2002-200310.

L'Oise, en aval de Creil, a fait l'objet d'un dragage afin de limiter les risques de crues mais aussi de permettre le passage de péniches de lourd tonnages (jusqu'à 4 000 tonnes), dans le cadre du projet de Liaison Seine-Escaut mené par Voies navigables de France11.

Climat
Creil connaît un climat océanique dégradé.

Creil 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1 3,2 4,7 8,3 11 13,1 12,9 10,3 7,6 3,9 1,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,8 11,6 14,9 18,7 21,9 24,7 24,6 20,6 15,6 10,1 6,5 15,3
Record de froid (°C)
date du record −21,6
1985 −18,5
1956 −11,4
1971 −5,3
1973 −2,6
1981 0,7
1975 3,5
1960 3,2
1965 −0,6
1971 −5
2003 −11,3
1998 −16,7
1970 −21,6
1985
Record de chaleur (°C)
date du record 15,9
2003 21,4
1960 24,8
1955 27,9
1955 31,7
1976 36,4
2011 37,3
1984 39,1
2003 32,3
1982 28,3
2011 19,6
1993 16,9
2000 39,1
2003
Précipitations (mm) 58,8 46,5 52,6 48,1 61,8 58,2 55,6 56,6 50,1 70,8 56,6 65,4 681,1
Source : « données climatiques » [archive], sur meteofrance.com (consulté en novembre 2013)

Voies de communication et transports
Réseau routier
Articles détaillés : A1 et Route Départementale 1016.
L'ancienne route nationale 16, ancienne route royale qui allait de Pierrefitte-sur-Seine à Dunkerque en passant par Amiens, traversait autrefois la ville par le centre-ville et la rue de la République. Désormais numérotée Départementale 1016, elle bénéficie d'une rocade à quatre voies qui contourne la ville par l'est. Les D200 et D201 permettent pour leur part de contourner la commune par l'ouest. Creil est par ailleurs reliée à l'Autoroute A1 par la D1330 qui passe par Senlis et permet ainsi de rejoindre Paris. Elle est aussi reliée à Beauvais par la D1016 et la RN31, elles aussi à quatre voies.

Réseau ferroviaire et transports en commun

Entrée de la gare de Creil
Article détaillé : Gare de Creil.
La gare de Creil constitue un véritable nœud ferroviaire, carrefour desservi à la fois par les trains de la ligne D du RER, du réseau Paris-Nord du Transilien (ligne H), le TER Picardie et enfin l'Intercités. Ces lignes permettent de rejoindre Paris-Gare du Nord, Pontoise, Compiègne, Amiens, Beauvais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Quentin. Cependant, l'essentiel des trajets se font depuis et vers Paris : par le Intercités, directs en 25 min, le TER, semi-directs en 32 min ou encore le RER, omnibus en 52 min. Le trajet Paris-Creil a représenté 1 193 000 voyages en 200612. En décembre 2010, Réseau ferré de France a annoncé la création, à l'horizon 2017/2020, de la ligne Roissy - Picardie passant par Creil, qui placera la ville à 20 minutes des gares et aéroports de Roissy-Charles de Gaulle, via des lignes TER et TGV13.

La communauté de l'agglomération creilloise (CAC) en tant qu'autorité organisatrice de transports a complètement réorganisé son réseau de bus urbains le 2 avril 2012. Ce réseau est exploité par la Société de transport de l'agglomération creilloise (STAC), filiale du groupe Keolis, sous le régime de la délégation de service public. Les quatre communes de la CAC sont desservies par cinq lignes régulières numérotées A à E, trois lignes scolaires, trois lignes de soirée « Flexo » et trois lignes à la demande « Résago ». Les trente-et-un bus de la STAC transportent 22 000 voyageurs par jour et parcourent 1,3 million de km par an14. Le billet à l'unité coûte 0,90 €. Sur ce réseau centré autour de la gare, quatre lignes desservent les quartiers du plateau (Ligne 1, 2 6 et 8). Les lignes 3, 5 et 10 desservent les quartiers de la commune situés sur la rive droite15,16.

Réseau fluvial
Creil possède un port fluvial de commerce sur l'Oise. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise17. Canalisée à grand gabarit, la rivière permet le passage à Creil de péniches atteignant jusqu'à 180 m de long pour 11,50 m de large et un poids de 4 000 tonnes. Creil se trouve ainsi à un peu moins de 50 km de la confluence avec la Seine par voie fluviale18.

Aérodrome et aéroports
Articles détaillés : Base aérienne 110 Creil, Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et Aéroport de Beauvais-Tillé.
Le seul aérodrome situé sur le territoire de la commune, celui de la base aérienne militaire (Code AITA : CSF), sur le plateau, est réservé aux aéronefs militaires et à quelques avions civils avec restriction. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible en 30 minutes via l'autoroute (autoroute A1) et l'aéroport de Beauvais-Tillé en 30 minutes. Il existe une ligne de bus régulière entre Creil et Roissy-Charles de Gaulle via Senlis qui fait la liaison en 45 min19.

Urbanisme
Morphologie urbaine

La place Carnot, principal aménagement urbanistique au centre-ville datant de la reconstruction de l'après-guerre.

La tour Descartes
Creil est constitué de plusieurs quartiers nettement distincts. Le centre-ville est situé de part et d'autre de la rivière et en partie sur l'île Saint-Maurice. Il s'agit d'un quartier dense constitué d'immeubles mélangeant habitat, commerces et services. Ce quartier ancien et dense a subi de lourds bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale et a été reconstruit dans les années 1950, notamment dans la zone située à proximité de la gare. Il a connu ensuite une politique de résorption de l'habitat insalubre sous la forme d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC) dans les années 197020.

Le quartier de Gournay - les Usines : c'est un quartier industriel ancien en voie de totale désindustrialisation, partagé avec la commune de Montataire et celle de Nogent-sur-Oise plus à la marge. Seules quelques usines sont encore en activité, le reste du quartier étant partagé entre des zones d'activités en cours de reconversion et des maisons de villes prenant parfois la forme de cités ouvrières. Le quartier fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine, ce qui est exceptionnel pour une zone d'habitat individuel21. La création de la passerelle Mandela en 2015 qui la relie à l'île Saint-Maurice et au-delà au plateau Rouher est la première étape de la rénovation de ce quartier22.

Le quartier du plateau peut être distingué lui-même en trois quartiers :

Le plateau Rouher : grand ensemble construit dans les années 1960, il comprend un peu plus de 12 000 habitants en 2006 pour 4 430 logements, sur 132 ha. C'est un ensemble de barres et de tours avec plusieurs équipements collectifs : écoles, collège, hôpital, église, mosquée, synagogue. On trouve aussi en périphérie de petites zones pavillonnaires. Il est classé en zone urbaine sensible, en zone franche urbaine et fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine spécifique23,24.
Les Cavées : lui-même constitué de trois ensembles de logements sociaux : la Cavée de Paris, la Cavée de Senlis (où se trouve la tour Descartes, le plus haut gratte-ciel de la ville) et le quartier Guynemer entre les deux. Le quartier regroupe 1 900 logements et un peu plus de 6 400 habitants25.
Le quartier du Moulin : ce quartier a fait l'objet d'une ZAC dans les années 1970 (où se trouve la tour Carpeaux, le deuxième plus haut gratte-ciel de la ville). Il en résulte un quartier d'habitats collectifs sociaux de petite taille au plan masse diversifié et intégrant des équipements publics et des zones pavillonnaires. Le quartier regroupe ainsi 1 450 logements pour un peu plus de 5 100 habitants26. Les constructions les plus emblématiques sont sans doute les logements à gradin construits par Andrault et Parat en 197627. Ils ont eux-mêmes fait l'objet d'une réhabilitation.
L'espace communal intègre aussi deux anciens villages autrefois séparés de la ville :

Vaux : ancien village situé en direction de Verneuil-en-Halatte, sur un coteau au-dessus de l'Oise, c'est à la fois une zone résidentielle pavillonnaire et d'anciennes maisons rurales et une zone d'activité.
Le Plessis Pommeraye : ancien hameau isolé sur le plateau, il se trouve actuellement en périphérie immédiate de la base aérienne.
Politique de la ville dans la commune

Le quartier Saint-Medard, sur la rive gauche de l'Oise.
Très tôt, certains quartiers de la commune sont pris en charge par les politiques de la ville mises en place par les gouvernements successifs. Le quartier Rouher entre ainsi dès 1980 dans le processus baptisé alors « Développement social des quartiers » (DSQ) puis un premier contrat de ville est signé en 1989, en association avec la commune de Villers-Saint-Paul, un deuxième en 1994 avec les communes de Montataire et de Nogent-sur-Oise. Dans ce dernier cadre, le quartier Rouher est défini comme une zone urbaine sensible en 1996 et fait l'objet d'une zone franche urbaine dès 1997, toujours valable de nos jours. En 2000, un troisième contrat de ville est signé avec les mêmes communes et dans ce cadre, est défini un grand projet de ville qui est signé en 2001, s'occupant là encore du quartier Rouher et cette fois-ci du quartier Gournay-Les Usines28,29.

En septembre 2007, un projet de renouvellement urbain est signé avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour l'agglomération creilloise (Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire et Villers-Saint-Paul)30. Ce projet concerne pour la commune de Creil, deux quartiers :

Le quartier Rouher : destruction de 458 logements sociaux et reconstruction de 518 logements pour l'essentiel en accession à la propriété, 1 783 logements réhabilités, 1 500 résidentialisés, création de nouvelles voies d'accès vers le centre-ville, la restructuration du centre commercial et l'installation de nouveaux équipements. Le nombre de logements a depuis été revu à la baisse depuis le contrat avec désormais 338 logements reconstruits. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 85 millions d'euros31.
Le quartier Gournay-Les Usines : réalisation de 1 032 logements sur 8 sites différents, notamment dans le cadre d'une ZAC, pour moitié en logement social, réaménagement des infrastructures routières avec la création de nouveaux axes et d'accès au quartier, la réalisation d'une maison de quartier, d'une nouvelle école et la réservation d'un peu moins de 20 000 m2 réservé aux activités économiques, principalement dans le domaine du tertiaire et du commerce. Là aussi, quelques changements ont été effectués depuis avec un nombre de logement ramené à un peu moins de 800 et une surface d'activité portée à 22 000 m2. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 103 millions d'euros31.
En juin 2007, un contrat urbain de cohésion social, succédant aux contrats de ville, est signé entre la communauté de communes et l'État pour une durée de deux ans et concerne à Creil, cette fois-ci, toujours le quartier Rouher, mais aussi la Cavée de Senlis et le quartier du Moulin-Ouest32.

Logement

La tour Carpeaux
Il existe 13 206 logements à Creil en 2006 : 94,3 % sont des résidences principales, 83 % sont des appartements. Par comparaison, seulement 31 % des logements du département sont des appartements. Les logements comportent en moyenne 3,3 pièces contre 4,2 dans le reste de l'Oise. Parmi ces logements, 77,5 % sont en location, dont 6 829 des logements HLM loués vides, soit 54,8 % du total33,34.

Parmi les bailleurs sociaux, Oise Habitat possède 5 697 logements situés dans tous les quartiers de la ville, soit 43 % des logements de la ville et 83 % des logements sociaux. On trouve ensuite Le Logement francilien, qui possède 1200 logements situés dans le quartier Rouher et l'OPAC de l'Oise, organisme lié au Conseil général de l'Oise, qui possède 600 logements sur le plateau35.

Environnement
La ville de Creil a obtenu de l'association villes et villages fleuris le label « trois fleurs ». Elle a notamment pris en compte le réaménagement du parc urbain situé sur l’île Saint-Maurice36 suivant des principes par un paysagiste37, les classes citoyennes pour une éducation environnementale, ses serres écologiques ou le développement des jardins familiaux et du compostage au pied des immeubles. C’est la treizième commune de l’Oise à obtenir ce label « trois fleurs ».

Toponymie
Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans un texte en 656 sous le nom Criolo dans une Vie de saint Éloi, ensuite Crioilum vers 672, puis plus par la suite, sous la forme Credilium en 851. Cretheltense castrum désigne un château dans un texte de 94238 et Credulii vers 1115.

Le second élément -eil s'explique vraisemblablement par le gaulois ialo39 qui est un appellatif ialon, et non pas un suffixe selon Xavier Delamarre, et qui a signifié « lieu défriché, clairière » avant de prendre le sens de « village » (cf. gallois iâl, tir iâl « clairière, espace découvert »)40. Généralement, il donne la finale -euil ou -ueil dans le nord de la France, mais exceptionnellement on trouve -eil (voir également *Corbo-ialum > Corbeil40).

L'identification du premier élément s'avère plus problématique. En effet, il faut exclure les formes de 656 et 672 pour identifier dans Creil le nom de personne gaulois Credius39. Xavier Delamarre associe également cet anthroponyme à Credus et Credanus, autres noms de personnes attestés, peut-être issus du mot crid(io)- signifiant « cœur » (avec r >ri > re), même racine que le vieil irlandais cride « cœur » et le breton kreiz « centre, milieu »41. D'autres auteurs, cités par François de Beaurepaire42 y décèlent le mot latin creta > craie (creide xie siècle) ce qui est phonétiquement et sémantiquement possible.

Cependant, les formes les plus anciennes Criolo et Crioilum contredisent ces interprétations : elles sont semblables à celles de Criel-sur-Mer (Criolium 1059 ; Crioil 1070) et Saint-Germain-du-Crioult (Crioil 1198)39,42, basées sur un élément non identifié *cri- et les formes ultérieures en Cred- de Creil seraient liées à une latinisation savante suivant un processus bien connu par ailleurs. En fin de compte, seul l'appellatif ialon est identifié avec certitude.

Histoire
Article détaillé : Histoire de Creil.
Préhistoire de la ville
Les traces archéologiques les plus anciennes à Creil sont situées sur le plateau, en limite de la commune de Saint-Maximin. Une station d'époque néolithique est attestée sur le site de Canneville, où de nombreux outils lithiques ont été retrouvés43. Les archéologues pensent que ce site a servi d'oppidum à l'époque gauloise, dominant la vallée de l'Oise du haut de l'éperon rocheux. Une petite nécropole d'époque de l'âge du bronze final a été mise au jour lors de fouilles réalisées un peu plus au nord, à l'emplacement du parc d'activité Alata, en 1999-200044.

À l'époque gallo-romaine, la commune est le lieu de passage d'une voie allant de Senlis (Augustomagus) à Beauvais, en passant l'Oise par un gué au niveau de l'écluse actuelle. Un trésor monétaire, datant de 273 environ, a d'ailleurs été retrouvé à cet endroit en 1974. Cette voie traversait un petit vicus, appelé Litanobriga, que plusieurs archéologues situent sur le plateau, à l'entrée de la forêt de la Haute-Pommeraie actuelle45.

Le château
La première mention de Creil date de 633 environ. À cette date, selon la Vie de saint Éloi, écrite par Dadon de Rouen, le roi mérovingien Dagobert Ier y reçoit l'hommage du roi breton Judicael.

Au xe siècle, le château de Creil appartient aux seigneurs de Senlis, il est situé sur l'actuelle île Saint-Maurice. Vers 1150, la collégiale Saint-Evremond est fondée à proximité de celui-ci, accueillant des reliques faisant l'objet d'un pèlerinage très suivi.

Louis IX acquiert la seigneurie et les rois de France y résident régulièrement. Charles le Bel y nait en juin 129446.

La ville au Moyen Âge et à l'époque moderne
Un bourg se développe sur l'extrémité de l'île mais aussi sur la rive gauche de la rivière, autour d'une nouvelle paroisse, Saint-Médard. Ce développement est tel qu'une charte communale est accordée le 23 janvier 1197 par le seigneur Louis de Clermont autorisant les bourgeois de la ville à tenir un conseil de ville. Un hôtel-dieu et une maladrerie sont présentes dans la ville dès le xiie siècle.

La révolte de la Grande Jacquerie est initiée à Saint-Leu-d'Esserent en 1358, juste au sud de la commune. En 1374, Charles V de France intervient pour faire restaurer le marché de la commune puis rachète l'année suivante la seigneurie à Wenceslas, fils de Béatrice de Bourbon et de Jean Roi de Bohême et comte de Luxembourg. Des travaux sont alors lancés pour reconstruire la forteresse. Charles VI de France, atteint de folie, y est envoyé en résidence. La ville subit plusieurs combats de la guerre de Cent Ans et est définitivement reconquise en 1441.

À l'époque moderne, la ville est de nouveau occupée par des troupes armées : en 1567, la ville est prise par les Huguenots, puis à nouveau occupée pendant la Fronde. En 1782, la seigneurie, qui est entrée dans les propriétés des Princes de Condé, est vendue par ceux-ci à Pierre Juéry, un magistrat d'origine roturière. Pendant cette période, l'activité économique de la ville se limite à l'exploitation de la pierre et de la meunerie le long de la rivière.

Le développement industriel du xixe siècle
En 1797, un industriel parisien d'origine irlandaise créée une manufacture de cristal, rapidement transformée en faïencerie. Cette faïencerie devient le premier employeur de la ville pour un siècle employant 900 personnes en 184047. Elle ferme ses portes en 1895, à la suite de sa fusion avec l'usine de Montereau-Fault-Yonne. En 1810, l'Oise est reliée à l'Escaut par le tout nouveau Canal de Saint-Quentin et des travaux de canalisation de la rivière sont entamés à partir de 1825. Une nouvelle industrialisation se développe alors dans la commune, sous la forme de four à chaux, à plâtre et de tanneries. Les forges de Montataire, créée en 1793, se développent réellement à partir des années 1830.

En 1846, l'industrie est de nouveau relancée par l'arrivée du chemin de fer et la création de la ligne de Paris-Nord à Lille. La ville se trouve ainsi en connexion directe avec les approvisionnements en fer et charbon du nord et de l'est de la France, d'un côté et à proximité immédiate du débouché parisien de l'autre. Cette fois-ci, l'installation de nouveaux établissements se fait sur la rive droite, autour de la nouvelle gare. Plusieurs usines métallurgiques s'y installent, aux limites des communes voisines : on y trouve des tréfileries, clouteries. Des manufactures leur emboîtent le pas : fabriques de coffres forts Fichet, de machines à imprimer Voirin et Marinoni à Montataire, les ateliers de constructions métalliques Daydé et Pillé, ou encore la fonderie d'alliages cuivreux Montupet à Nogent. Une usine d'aluminium fut installée, avec pour directeur Tristan Bernard48. Les besoins de l'armée lors de la Première Guerre mondiale redonne un coup de fouet à l'activité de l'agglomération, située idéalement à proximité du front, avec l'installation de la fonderie de zinc Vieille Montagne et l'usine de produits chimiques de Villers-Saint-Paul. L'industrie se diversifie aussi toujours, au cours du xixe siècle, mais de manière plus ponctuelle, dans les domaines de la briqueterie, verrerie49, la confection50, le travail du bois51, ou encore l'agroalimentaire52.

Des logements pour les ouvriers sont construits sous la forme de cités. La cité Saint-Médard, la plus ancienne (1866), est construite sur la rive gauche à l'initiative du directeur de la faïencerie et futur maire, Henri Barluet53. Sont construites aussi mais sur la rive droite, les cités Lucile, Vieille-Montagne (1925) et de la Tonnellerie (fin des années 1920)54.

Creil au xxe siècle
Les lendemains de la Première Guerre mondiale marquent un tournant politique pour la ville : la SFIO remporte les élections municipales portant Jules Uhry, avocat d'affaire, à la tête de la commune. Creil est resté depuis un fief socialiste sans interruption. Uhry mène une politique de modernisation municipale sur le modèle des communes socialistes de la région parisienne avec la création de nombreux services : assainissements, ramassage des ordures, écoles professionnelles, équipements sportifs (piscine, vélodrome) et logements sociaux (cité-jardin sur le rebord du plateau). Les usines connaissent en parallèle des difficultés économiques lors de la crise des années 193055.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux mouvements de résistance se distinguent dans la commune : l'Organisation civile et militaire et Libération-Nord, d'influence socialiste. Jean Biondi, maire de la ville et député parmi les 80 ayant refusé les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, anime ce dernier réseau. Il est arrêté en 1942 et relayé par Gabriel Havez. À partir de 1943, la ville subit de lourds bombardements : Creil sert à la fois de base aérienne pour la Luftwaffe (sur l'actuelle base aérienne) et de nœud ferroviaire essentiel, et est voisine des carrières de Saint-Maximin et de Saint-Leu-d'Esserent que servent de base aux V1 de l'armée allemande55.

Après guerre, les Trente Glorieuses marquent le retour de l'activité dans la commune et l'agglomération en général. Dans les années 1950, trois entreprises y embauchent plus de 4 000 personnes : Usinor, qui a absorbé les forges de Montataire, Francolor, l'usine de produits chimiques basée à Villers-Saint-Paul, et l'usine Brissonneau et Lotz (devenue Chausson par la suite), qui produit des véhicules de marque Renault, Peugeot et Matra. Pour répondre à cette demande en main d'œuvre, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sur le plateau et des travailleurs immigrés viennent s'installer, originaire le plus souvent d'Afrique du nord55.

À partir de la fin des années 1960, l'industrie métallurgique connaît ses premières difficultés. Les plus grandes usines voient leurs effectifs fondre ou ferment : Vieille Montagne en 1992, Chausson en 1996. Ces fermetures s'accompagnent de la montée du chômage, l'augmentation des migrations pendulaires vers Paris et les problèmes sociaux. Le vote en faveur du Front national gagne du terrain55. Une politique de la ville, mise en place depuis le début des années 1980, tente de contrecarrer cette évolution.

Héraldique
Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Creil
Les armes de Creil se blasonnent ainsi : D'azur au chevron d'argent chargé de trois molettes de sable et accompagné de trois roses d'or.

Ci-dessus ce sont les armes de la ville de Creil, tirées en variante à celles de la Maison de Creil.

Celles de la Maison des seigneurs de Creil38 sont bien : D'azur au chevron d'or chargé de trois molettes d'éperon de sable et accompagné de trois roses ou quintefeuilles du second, deux en chef et une en pointe.

Politique et administration

Cantons de Creil avant mars 2015.
Creil est le bureau centralisateur de son canton, composé uniquement de deux communes avec Verneuil-en-Halatte. Auparavant, Creil était divisée en deux cantons jusqu'en mars 2015 : le canton de Creil-Sud, qui couvrait tous les quartiers de la rive gauche, et le canton de Creil-Nogent-sur-Oise, qui comprenait les quartiers de la rive droite et les communes de Nogent-sur-Oise et de Villers-Saint-Paul. La ville dépend de l'arrondissement de Senlis dont elle est la commune la plus peuplée. Le canton de Creil Sud dépendait de la troisième circonscription de l'Oise, dont le député est Michel Françaix, maire de Chambly (PS) et l'autre canton dépendait de la septième circonscription de l'Oise dont le député est Édouard Courtial, maire de Agnetz (UMP).

Tendances politiques et résultats
Article connexe : Élections municipales de 2014 dans l'Oise.
La commune de Creil est marquée par un ancrage à gauche et particulièrement socialiste d'après les résultats électoraux. Ainsi, à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal obtient un score de 38,20 % au premier tour contre 22,20 % pour Nicolas Sarkozy alors qu'aucun autre candidat de gauche ne dépasse les 5 % et la candidate socialiste obtient 60,5 % au second tour56. On note par contre une différence entre les deux circonscriptions électorales qui se partagent la commune, avec une tendance plus à droite pour les quartiers ouest. Aux élections législatives de 2007, dans la 3e circonscription, le candidat socialiste a obtenu sur la commune, 33,23 % au premier tour et 60,46 % au second tour. Par contre, dans la 7e circonscription, le candidat de l'UMP, élu au premier tour par l'ensemble de la circonscription, obtient 37,12 % des suffrages dans la commune contre 24,12 % pour le candidat socialiste57,58.

Administration municipale

Conseil municipal de Creil (2014-2020)59

Groupe Président            Effectif Statut

Creil une ambition partagée (Gauche)   Jean-Claude Villemain   28           majorité

Génération Creil (Div. Gauche)  Hicham Boulhamane     6              opposition

Ensemble, défendons une certaine idée de Creil (UMP) Michaël Sertain 5             opposition

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Creil.

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France60

Période Identité Étiquette             Qualité

1944      1945      Gabriel Havez    SFIO      Dessinateur industriel

Résistant

1945      1950      Jean Biondi         SFIO      Député

Secrétaire d'État

1950      1963      Gabriel Havez    SFIO      Mort en fonction

1963      1977      Antoine Chanut PS           Principal de collège

1977      2001      Jean Anciant      PS           Député

2001      2008      Christian Grimbert          PS           Enseignant

21 mars 2008     en cours               Jean-Claude Villemain   PS           Conseiller général

Conseiller départemental

Suppléant du député Michel Françaix

Réélu pour le mandat 2014-2020

Intercommunalité

Creil fait partie de la communauté de l'agglomération creilloise (CAC), qui a pour compétence, outre le développement économique, les transports en commun avec le réseau de bus, l'habitat, la politique de la ville, l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères, l'alimentation en eau potable et l'assainissement, la gestion des gymnases des établissements scolaires de l'agglomération. La CAC coordonne par ailleurs un conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD) ainsi que le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'agglomération. Le conseil communautaire comprend 18 délégués de la commune de Creil sur un total de 40 délégués. Dirigée par Jean-Claude Villemain, maire de Creil, trois des vice-présidents sont issus de la commune. Son budget était en 2009 de 15,8 millions d'euros61.

Communes de la Communauté de l'agglomération creilloise

Creil | Montataire | Nogent-sur-Oise | Villers-Saint-Paul

Politique environnementale et collecte des déchets

La collecte des ordures ménagères dans la ville est effectuée par la Communauté de l'agglomération creilloise. Seuls le verre et le papier font l'objet de collectes par un prestataire au niveau de points d'apport volontaire62. Les ordures ménagères sont traitées par l'usine de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul, gérée par le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO) qui assure cette mission pour 263 communes de l'est du département et auquel adhère la CAC pour ses communes membres. Une déchèterie, gérée par le SMVO, est présente sur le territoire de la commune, sur le plateau, à proximité de la base aérienne63,64.

La ville a par ailleurs mis en place un agenda 21, lancé le 6 janvier 2011, et a mis en place des éco-ateliers pour réflechir au développement durable au niveau de la ville et soutient des micro-projet en faveur de l'environnement65.

Finances locales

Article détaillé : Finances de la commune de Creil.

Cette sous-section présente la situation des finances communales de CreilNote 1.

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Creil s'établit à 60 447 000 € en dépenses et 61 976 000 € en recettesA2 1 :

En 2013, la section de fonctionnementNote 2 se répartit en 41 231 000 € de charges (1 213 € par habitant) pour 44 025 000 € de produits (1 295 € par habitant), soit un solde de 2 794 000 € (82 € par habitant)A2 1,A2 2 :

le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnelsNote 3 pour une somme de 23 700 000 € (57 %), soit 697 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 606 € par habitant en 2011 et un maximum de 697 € par habitant en 2013 ;

la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)Note 4 pour une valeur totale de 17 443 000 € (40 %), soit 513 € par habitant, ratio supérieur de 90 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (270 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 473 € par habitant en 2011 et un maximum de 513 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de CreilA2 3. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012A2 3 :

la taxe d'habitation égale 19,88 % ;

la taxe foncière sur le bâti constante 21,75 % ;

celle sur le non bâti constante 85,02 %.

La section investissementNote 5 se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importanceA2 4 :

des dépenses d'équipementNote 6 pour une somme de 14 969 000 € (78 %), soit 440 € par habitant, ratio supérieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (379 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 260 € par habitant en 2009 et un maximum de 476 € par habitant en 2012 ;

des remboursements d'empruntsNote 7 pour un montant de 2 519 000 € (13 %), soit 74 € par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Creil se répartissent principalement enA2 4 :

subventions reçues pour un montant de 3 722 000 € (21 %), soit 109 € par habitant, ratio supérieur de 49 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 49 € par habitant en 2011 et un maximum de 207 € par habitant en 2012 ;

nouvelles dettes pour une valeur de 3 455 000 € (19 %), soit 102 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement de Creil au 31 décembre 2013 peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la detteNote 8, l'annuité de la detteNote 9 et sa capacité de désendettementNote 10 :

l'encours de la dette pour 20 930 000 €, soit 616 € par habitant, ratio inférieur de 44 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 555 € par habitant en 2011 et un maximum de 616 € par habitant en 2013A2 5 ;

l'annuité de la dette pour une valeur de 3 126 000 €, soit 92 € par habitant, ratio inférieur de 31 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 81 € par habitant en 2010 et un maximum de 92 € par habitant en 2013A2 5 ;

la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 3 523 000 €, soit 104 € par habitant, ratio inférieur de 40 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (172 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 90 € par habitant en 2012 et un maximum de 146 € par habitant en 2011A2 6. La capacité de désendettement est d'environ 5 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 3 années en 2011 et un maximum élevé d'un montant de 15 années en 2003.

Jumelages

La commune est jumelée avec trois collectivités européennes66 :

Drapeau du Royaume-Uni Pendle (Royaume-Uni) depuis 1974, district d'environ 80 000 habitants qui réunit les villes de Nelson et Colne ainsi qu'une dizaine de villages dans le Lancashire

Drapeau de l'Allemagne Marl (Allemagne) depuis 1975, agglomération de 80 000 habitants en Rhénanie-du-Nord-Westphalie

Drapeau de la Pologne Chorzów (Pologne) depuis 2006, ville de 123 000 habitants en Haute-Silésie

Par ailleurs, la ville entretient, depuis 2008, une relation de coopération décentralisée ou jumelage avec trois entités67 :

Drapeau de la Palestine Bethléem (Palestine) depuis 2009

Drapeau de la Palestine Camp de Qadoura (Palestine) depuis 2009

Drapeau du Maroc Dakhla (Maroc) depuis 2009

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans68,Note 11.

En 2014, la commune comptait 34 922 habitants, en augmentation de 1,73 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population 

1793      1800      1806       1821      1831      1836      1841      1846       1851

976         1 000     1 196     1 329     1 550     1 690     1 790     2 223     2 656

           Évolution de la population  (1)

1856      1861      1866       1872      1876      1881      1886      1891       1896

3 181     3 626     4 539     4 998     5 737     7 182     7 418     8 183     8 456

           Évolution de la population  (2)

1901      1906      1911       1921      1926      1931      1936      1946       1954

9 125     9 272     10 214   10 359   10 558   10 768   10 899   10 024   13 500

           Évolution de la population  (3)

1962      1968      1975       1982      1990      1999      2006      2011       2014

19 235   32 544   32 509   34 709   31 956   30 675   33 479   33 741   34 922

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.

(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199969 puis Insee à partir de 2006 70.)

Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Creil montre une surreprésentation des classes d'âge jeunes par rapport à la moyenne isarienne. Les 15-29 ans représentent 25,9 % de la population contre 19,3 % dans l'Oise. Seulement 12,5 % de la population a plus de 60 ans contre 17 % dans le reste du département.

Immigration

En 2008, la population immigrée était de 9 133 personnes soit 26,4 % de la population72. Le taux de personnes de nationalité étrangère était de 21 %. En 1999, les principaux pays d'origine étaient l'Algérie (4,1 %) et le Maroc (4,0%)73.

Enseignement

Creil dépend de l'académie d'Amiens. La circonscription de l'Éducation nationale de Creil couvre toute la commune pour l'enseignement primaire, ainsi que la commune de Verneuil-en-Halatte74.

La ville compte :

19 écoles maternelles publiques : Jean Biondi, Albert Camus, Joachim Du Bellay, Berthe Fouchère, Rosemonde Gérard, Gournay, Jean de La Fontaine, Jean Macé, Molière, Gérard de Nerval, Louis Pergaud, Marcel Philippe, Jean Racine, Benjamin Raspail, Ronsard, George Sand, Sévigné, Charles Somasco, Edouard Vaillant ;

16 écoles élémentaires publiques : Albert Camus, René Descartes, Victor Duruy, Paul Eluard, Célestin Freinet, Gournay, Victor Hugo, Jean Macé, Louise Michel, Montaigne, Gérard de Nerval, Marcel Philippe, Jacques Prévert, Rabelais, Charles Somasco, Edouard Vaillant.

Quatre établissements publics secondaires sont présents dans la ville :

3 collèges : Jules Michelet (636 élèves et 47 enseignants) ; Jean-Jacques Rousseau (618 élèves et 52 enseignants, en Zone d'éducation prioritaire) ; Gabriel Havez (555 élèves et 57 enseignants, appartenant au Réseau Ambition réussite).

C'est dans ce dernier établissement que s'est déroulée une des premières « affaires du voile islamique » en France, en septembre 1989 : trois élèves sont exclues de l'établissement par le principal du collège en raison du port du voile dans l'établissement. Elles sont réintégrées en octobre de la même année, puis exclues définitivement par la suite.

Un lycée : le Lycée polyvalent Jules Uhry75, à la fois d'enseignement général, technologique (1150 élèves et 141 enseignants) et professionnel (281 élèves et 24 enseignants). Le lycée propose des bacs professionnels et technologiques dans le domaine de la santé. Il propose par ailleurs six BTS dans le domaine du commerce, de la gestion et de l'économie sociale familiale. Le lycée a noué un partenariat avec l'Institut d'études politiques de Paris par une Convention éducation prioritaire.

La ville bénéficie de la présence d'un établissement d'enseignement supérieur : l'Institut universitaire de technologie de l'Oise, partagé avec le site de Beauvais, antenne de l'université de Picardie. Cet établissement propose des diplômes universitaires de technologie et des licences professionnelles dans les domaines de la gestion, du commerce et de la logistique. Ce petit pôle universitaire dispose de très peu d'équipements, et n'a par exemple pas d'antenne du CROUS, si ce n'est une résidence universitaire de 97 chambres située en centre-ville76.

Santé

Creil est le siège d'une Caisse primaire d'assurance maladie qui couvre 166 communes du sud de l'Oise77.

La ville bénéficie de deux principaux établissements de santé :

un hôpital public : centre hospitalier Laennec, créé en 1978 : il comprend 444 lits pour un budget de 107 millions d'Euros en 200778.

une clinique privée : la Clinique Médico-Chirurgicale, en cours de fusion avec les cliniques des Jockeys à Chantilly et Saint-Joseph de Senlis pour constituer l'Hôpital privé de Chantilly79.

On trouve par ailleurs 3 foyers-logements pour personnes âgées et un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sur le territoire de la commune80.

Sports

Salles omnisports : Camus ; Salengro (et stade vélodrome) ; Descartes ; Gérard de Nerval,

Plaine de jeux : Bois Saint-Romain ; Champ de Mars,

Piscine municipale

Armée

Vue de la base aérienne.

La base aérienne 110 Guy Fanneau de La Horie de Creil est située sur le plateau, en limite est de la commune. L'aérodrome, qui existe depuis 1910, sert de base de décollage pour des avions d'observation pendant la Première Guerre mondiale. Il se développe véritablement lors de la Seconde Guerre mondiale, avec l'installation de la Luftwaffe qui fait construire deux pistes de décollage en béton pour ses bombardiers puis ses chasseurs. Le site est réutilisé par l'United States Air Force entre 1944 et 194581.

En 1947, la base, qui a perdu son rôle militaire, est utilisée par l'Institut géographique national pour y installer son service des activités aériennes chargé des prises de vues. L'IGN est toujours présente sur place avec 71 agents dont 13 agents détachés auprès de l'Établissement géographique inter-armées82.

En 1950, on décide d'installer une base aérienne militaire sur le site de Creil : les travaux durent jusqu'en 1959. En 1954, la 10e escadre est recréée et installée à Creil. Elle est dissoute en 1985. L'activité de la base est alors interrompue. L'activité reprend en 1990 avec l'installation d'un pôle interarmées de renseignement, comprenant notamment des service de la Direction du Renseignement militaire : ces services sont regroupés au sein du Centre militaire d’observation par satellites. La base accueille par ailleurs deux escadrons de transport81. 2700 soldats ainsi sont basés à Creil, dirigés par un général de brigade. La base accueille régulièrement des jeunes de Creil ou de l'agglomération dans le cadre de stages de découvertes ou professionnels.

Cultes

Plusieurs religions possèdent un lieu de culte dans la commune :

La paroisse catholique du Creillois centre, qui dépend du diocèse de Beauvais, regroupe les communes de Creil, Verneuil-en-Halatte et Saint-Maximin. On trouve ainsi deux lieux de culte catholiques dans la commune : l'église Saint-Médard et l'église Saint-Joseph-Ouvrier83.

La mosquée Essalam de Creil a été inaugurée en 2004 et construite par l'association cultuelle et culturelle des musulmans de l'Oise (ACCMO). C'est la deuxième mosquée de l'Oise après celle de Montataire. Elle a une capacité d'accueil de 1 500 fidèles84.

Un temple protestant est présent dans la commune et regroupe une paroisse affiliée à l'Église réformée de France85 et à l'Église protestante malgache en France86. On trouve aussi dans la commune une association Adventiste87.

Une synagogue est présente sur le plateau, gérée par l'association cultuelle israélite de Creil.

Économie

Niveaux de vie, niveaux de revenus

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 10 597 €, ce qui place Creil au 30 487e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole88.

Selon le Journal du Net, Creil est, en 2010, la huitième ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France89, 90, avec un revenu fiscal de référence moyen de 9 540,20 € et 3434 chômeurs de catégories A, B et C au 31 décembre 2009, ainsi qu'une population active de 22 604 personnes en 2006. Les fermetures des usines Chausson, filiale de Peugeot et Renault ou de Vieille Montagne, ont fait flamber le taux de chômage et réduit le revenu de nombreux creillois91.

Emploi

La commune compte 15 511 actifs soit 68,6 % de la population âgée entre 15 et 64 ans, 46 % de la population totale. Le taux de chômage au sens du recensement est de 20 % en 2006. Il touche essentiellement les 15-24 ans, à plus de 35 % pour les femmes et plus de 25 % chez les hommes. Parmi les actifs ayant un emploi, 28,5 % travaille en dehors de la Picardie, c'est-à-dire essentiellement en Île-de-France, dans la région de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris33.

On compte 16 229 emplois dans la commune, à 94 % des emplois salariés. 89,3 % de ces emplois sont dans le secteur du tertiaire et seulement 6,8 % dans le domaine secondaire33. Les principaux employeurs sont situés dans le secteur public. Il s'agit pour les cinq premiers du centre hospitalier, de la SNCF, de la commune elle-même, de la CPAM puis de la Poste. Aucun employeur industriel ne se trouve dans les 10 premiers, dans une commune ayant eu longtemps une prépondérance dans le secteur secondaire92.

Des actions de développement de l’emploi sont mises en place dans le cadre notamment d’un plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE). Creil appartient à la zone d'emploi du Sud-Oise, le bassin d'emploi le plus grand de Picardie avec celui d'Amiens93.

Entreprises et commerces

On dénombre dans la commune 1 212 entreprises en 2008, dont 387 commerces33.

Les principales zones d'activité à Creil sont au nombre de quatre94 :

Les Marches de l'Oise : zone franche urbaine (au même titre que le quartier Rouher) de 30 hectares située entre Creil et Montataire sur la rive gauche, le long de la ligne de chemin de fer. Elle correspond à un ancien site industriel ayant fait l'objet d'une reconversion. Elle accueille actuellement 88 entreprises pour 1 100 salariés dans les domaines industriel et tertiaire95.

Le parc technologique Alata  : zone de type "technopôle" de 100 ha située sur le plateau, à cheval sur la commune de Verneuil-en-Halatte et spécialisée dans les activités de recherche et de technologie. En périphérie immédiate se trouve le site de l'Institut géographique national.

La zone d'aménagement économique et tertiaire du Bois Saint-Romain (ZAET) : zone d'environ 100 ha comprenant une centaine d’entreprises artisanales, industrielles et de services, situé en limite du centre commercial de Saint-Maximin.

Le domaine de la Justice : site de 4 ha accueillant actuellement 12 entreprises spécialisées dans les activités artisanales, industrielles non polluantes et des services aux entreprises.

Culture et patrimoine

Monuments historiques

Creil compte trois monuments historiques sur son territoire communal :

Articles détaillés : Musée Gallé-Juillet et Église Saint-Médard de Creil.

Vestiges du château et la maison Gallé-Juillet, sur l'île Saint-Maurice, allée du Musée (classés depuis 1923)96 : Le château royal de Creil est mentionné dès le ixe siècle, quand il fut détruit par les Normands. Il n'est reconstruit que sous Charles V, vers 1374. Au xve siècle, le roi Louis XI profitait souvent de ce château, notamment lors de ses campagnes en Picardie97. Propriété du prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé à la fin de l'Ancien Régime, le château est vendu en 1784 et presque totalement démoli. On peut encore en voir les bases de plusieurs tours rondes, les fondations ainsi que des caves au rez-de-chaussée de la maison Gallé-Juillet, construite sur les vestiges vers 1790.

Église Saint-Médard, place Saint-Médard (classée depuis 1920)98 : Elle comprend des éléments allant du xiiie siècle au xvie siècle dont le clocher. L'église présente un plan particulièrement étrange, dont les contours se rapprochent de la forme d'un triangle irrégulier. Cette forme provient de nombreux remaniements, dont notamment le changement d'orientation au début du xive siècle quand le croisillon nord du transept fut démoli pour être remplacé par le nouveau chœur, délimité au fond par le rempart. D'autre part, une route (d'origine moderne) flanquait l'église le long de la façade sud-est. Ces contraintes firent que la travée alors ajoutée n'est en fait qu'une moitié de travée, coupée diagonalement par l'enceinte. L'unique travée du bas-côté est du chœur poursuit cette ligne. À l'ouest, où davantantage de place était disponible, fut construit une grande chapelle latérale de plan carrée, entre 1490 et 1496, dédiée à sainte Catherine. En 1431 ou 1441, la voûte de l'ancien chœur s'effondra et fut reconstruite à un niveau inférieur, avec un toit en appentis, lui faisant perdre son aspect de chœur. De la même époque date le porche devant le croisillon sud du transept initial (et donc à l'extrémité nord de la nef depuis le changement d'orientation), et dont le plan est curieusement trapézoïde. - L'église initiale du xiiie siècle fut donc orientée classiquement est-ouest et cruciforme, avait un chevet plat, un transept largement saillant de trois travées avec des voûtes de grande portée, une nef et un chœur de deux travées chacun, ainsi que des bas-côtés. La nef et le chœur étaient de longueur à peu près égale. Le clocher actuel fut érigé à partir de 1521 au sud-ouest de l'église, et mesure 34 m de haut. Les travaux ayant été interrompus pendant un certain temps, son étage supérieur présente déjà le style de la Renaissance. Quant au portail vers le sud, il ne donne pas accès à l'église, mais seulement au porche99.

Kiosque ou « Temple d'amour », à l'extrémité nord-est de l'île Saint-Maurice, derrière de la piscine municipale, impasse du Palais (classé depuis 1925)100 : C'est une ancienne fabrique de jardin édifiée en 1750 avec le surplus de pierres de la construction du pont de la Boucherie voisin. L'appellation est motivée par les motifs des bas-reliefs qui ornent le pavillon101.

Tour de l'ancien château royal.

Le Temple d'amour, île Saint-Maurice.

L'église Saint-Médard, depuis l'est.

L'ancien théâtre, devenu « Le Lido ».

Le monument aux morts pacifiste.

Autres éléments du patrimoine

Hôtel de ville, île Saint-Maurice : Construit près l'emplacement des ruines de l'ancien château et de la collégiale Saint-Evremond, il a été inauguré le 7 juin 1903102.

Ancien théâtre, rue Jules-Michelet : Il date de 1882 et comportait sept cents places, ainsi que deux balcons. Devenu cinéma-théâtre en 1926102, c'est aujourd'hui une boîte de nuit et salle de spectacles, désaffectée depuis peu de temps.

Le monument aux morts pacifiste, allée des Anciens combattants : Sculpture allégorique de la paix intitulée « La paix se révélant à l'humanité », selon l'inscription gravée sur le socle. Avec la statue, la ville de Creil rend hommage à ses enfants morts pour la France, dont les noms figurent sur les plaques en marbre sur les côtés latérales du socle.

« Les tufs » , allée des Tufs et rue du Haut des Tufs : anciennes maisons troglodytes creusées dans la roche dont il reste très peu de traces. Les avantages de ces habitations occupées le plus souvent par des familles modestes furent leur faible coût et le climat agréable, frais en été et pas trop froid en hiver102,103. - Sur l'allée des Tufs, voie piétonne sinueuse, les cavités ont été bouchées. Rue du Haut des Tufs, certaines maisons se poursuivent par des pièces troglodytes, sans se distinguer des maisons ordinaires. D'autres maisons disposent encore de boves à l'arrière du jardin ou de la cour, utilisées comme débarras.

La clouterie Rivierre, rue des Usines : Installée à la même adresse depuis 1888, la clouterie Rivierre est la dernière usine de clous en activité en France. Elle est classée entreprise du patrimoine vivant depuis 2007 et utilise encore les machines et le savoir-faire de l'époque104 pour fabriquer plus de 2 800 références de clous. La clouterie organise toute l'année des visites guidées de l'usine.

La piscine, sur l'Ile Saint Maurice fut la première de l'Oise. Inaugurée en 1923,de style Art déco, elle fut restaurée en 1956 et fermée en 2010. Elle est de nouveau ouverte au public depuis juin 2013, après 3 ans de travaux.

Équipements culturels

Musée Gallé-Juillet (à dr.), depuis le nord-ouest.

« La Faïencerie » est le centre culturel de la ville, installé dans un bâtiment contemporain construit au début des années 1990 à l'emplacement de l'ancienne manufacture de faïence. C'est une scène conventionnée au statut d'association loi 1901. Elle propose une programmation de spectacle vivant adulte et jeune public, du cinéma (classé art et essai), des ateliers théâtre. Elle propose aussi une programmation hors-les-murs dans différents lieux de l'agglomération et des environs appelée « Escales nomades »105.

La médiathèque Antoine Chanut, intégrée dans le bâtiment de la Faïencerie mais indépendante dans la gestion, met à disposition 142 000 documents (livres, CD, revues, DVD) à 6 500 lecteurs inscrits. Cette offre est complétée par deux annexes situées sur le plateau : la bibliothèque du quartier du Moulin et la bibliothèque du quartier du Rouher106.

Le Musée Gallé-Juillet, labellisé Musée de France : Auguste et Berthe Gallé, sans descendance à la suite du décès aux combats de leur fils unique Maurice, lors de la bataille de Bouchavesnes en septembre 1916 durant la Grande Guerre, font don en 1930 de leur maison et de toute ce qu'elle contient à la municipalité pour en faire un musée, charge à elle d'en conserver l'aspect. Les salles du musée conservent donc encore la décoration et l'ameublement d'une maison bourgeoise du xixe siècle. Le musée présente par ailleurs une collection de faïence de Creil-Montereau107. Depuis octobre 2010, cette collection est exposée dans la « maison de la Faïence », située en face du musée.

L'atelier des beaux-arts « Espace Matisse », situé dans le quartier du Moulin est un lieu de pratique d'arts plastiques et d'expositions de plasticiens régionaux. Une quinzaine de disciplines y sont enseignées108.

La « Grange à musique » est une scène de musiques actuelles située sur le plateau de Creil. Créée en 1985 et rénovée en 2009, elle est à la fois un lieu de diffusion de musiques actuelles (rock, hip-hop, musiques électronique, reggae, world, chanson) et de soutien à la pratique amateur109.

La commune compte enfin un conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse qui accueille 400 élèves à l'aide 21 professeurs, situé aussi sur l'île Saint-Maurice110.

Manifestations culturelles et festivités

Plusieurs manifestations se déroulent chaque année dans la commune111 :

mars : festival « Près de chez vous, des artistes », festival des pratiques artistiques amateurs créé en 2003 organisé par la maison des associations ;

fin mars : « Festival de poésie », festival créé en 2012 organisé par la Ville aux livres, il se déroule dans l'espace de la Faïencerie ;

avril : la Convention Manga, journée d'animation autour du thème du manga, créé en 2008 ;

début juin : les « Rencontres de danse hip-hop » à la Faïencerie, festival créé en 2004 regroupant des groupes amateurs venus de tout le département de l'Oise ;

juin : fête des associations, sur l'île Saint-Maurice ; le Mix Up Festival, sur l'île Saint-Maurice ;

juillet/août : Creil-Bords de l'Oise, animations estivales sur l’Île saint Maurice ;

début novembre : foire aux marrons, foire commerciale de la ville qui aurait été créée en 1211112 ;

3e semaine de novembre : Salon du livre et de la bande-dessinée, créé en 1987 et organisé par la Ville aux livres il se déroule chaque année dans l'espace de la Faïencerie ;

3e weekend de décembre: Traversée de l'Oise.

Personnalités liées à la commune

Charles IV de France (1294-1328), dernier souverain capétien, né au château de Creil.

Louis XI de France (1423-1483), ce roi séjournait fréquemment au château lors de ses déplacements97.

Jean-Louis Thuillier (1757-1822), botaniste français.

Charles de Saint Cricq Cazeaux, né en 1774. Actionnaire principal de la manufacture de faïence de Creil et maire de la ville.

Gallé : ancienne famille de Creil, originaire de Montataire. Au cours du xixe siècle, sa réussite professionnelle et sociale - sur plusieurs générations- va lui permettre d'acquérir la plus grande demeure de la ville, située à côté de l'actuelle mairie et construite sur les ruines du château local. Cousin du célèbre Emile Gallé, verrier et ébéniste du courant Art Nouveau à Nancy, celui-ci offre une remarquable table en marqueterie signée de sa main pour le mariage de Auguste et Berthe Gallé, le 8 mai 1894. Ce couple fait don de la totalité de la demeure à la ville de Creil en 1929 après la disparition de leur fils unique durant la Première Guerre Mondiale.

Émile Cottin (1896-1936), militant anarchiste français auteur d'un attentat contre Georges Clemenceau.

Stéphane Bouy (1941-1990), acteur français, né à Creil.

Éric Woerth (1956-), homme politique français, ancien ministre, maire de Chantilly et député de la quatrième circonscription de l'Oise, né à Creil.

Pascal Soetens (1969-), éducateur sportif, animateur de Pascal, le grand frère, réside à Creil.

Arnaud Labbe (1976-), coureur cycliste professionnel au sein de l'équipe cycliste Bouygues Telecom, né à Creil.

Fabé Dia (1977-), athlète française naturalisée italienne, spécialiste du 200 mètres, née à Creil.

Fabien Dubos (1977-), joueur français de basket-ball, professionnel de 1994 à 2007, né à Creil.

Grégory Thil (1980-), footballeur professionnel, né à Creil.

Arnaud Coyot (1980-2013), coureur cycliste français, professionnel de 2003 à 2012, a résidé à Creil.

Paccelis Morlende (1981-), joueur de basket-ball professionnel français, né à Creil.

Céline Goberville (1986-), tireuse française au pistolet 10 et 25 mètres, fait partie de l'AS Tir de Creil.

Lynel Kitambala (1988-), footballeur professionnel, né à Creil.

Le groupe de rap Alliance Ethnik, originaire de Creil, dont les premiers concerts ont eu lieu à Creil en juin 1990.

Rédoine Faïd, né à Creil, braqueur fiché au grand banditisme

Voir aussi

Sur les autres projets  :

Creil, sur  Commons Creil, sur le Wiktionnaire

Bibliographie

Eugène Lefèvre-Pontalis, « Saint-Évremond de Creil : Notice nécrologique », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / Henri Delesques, vol. 68,‎ 1904, p. 160-182 (ISSN 0007-473X, lire en ligne [archive])

Mathon, Histoire de la ville et du château de Creil, accompagnée des vues du château à diverses époques, Paris, Dumoulin M. Libr., 1861, 93 p. (lire en ligne [archive])

Daniel Populaire, Creil : images et documents : 1789-1935, Creil, Queneutte, 1981, 426 + 397 p.

Auguste Boursier, Histoire de la ville et chatellenie de Creil, Oise : topographie, domaine, institutions civiles et religieuses chapitre de Saint-Evremond, Creil, Dumerchez, 1983, 576 p.

Dominique Nybelen, L'Agglomération creilloise autrefois : Angicourt, Brenouille, Creil, Laigneville, Monchy-Saint-Eloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Nogent-sur-Oise, à compte d'auteur, 1993, 216 p.

Auguste Boursier, Histoire de la ville de Creil, Paris, Office d'édition du livre d'histoire, 1996 (1re édition 1882), 344 p.

Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 1re partie : Les Trente Glorieuses (1945-1973), Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois, 2009, 40 p.

Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 2e partie : Les Temps difficiles, 1973-2008, Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois, 2009, 36 p.

 

COMPIÈGNE

Compiègne [kɔ̃ piɛɲ] est une commune française située dans le département de l'Oise, dont elle est sous-préfecture, en région Hauts-de-France.

Localisation

La ville de Compiègne est située en aval du confluent des rivières Oise et Aisne, dans le département de l'Oise. Elle en constitue la troisième aire urbaine, avec 97 861 habitants1.

Au sud-est s'étend la forêt domaniale de Compiègne.

La cité se situe aux limites du Valois et du Soissonnais, point de jonction naturel des trois zones géographiques et culturelles que sont la Picardie, la Champagne et l'Île-de-France. De par sa position géographique, Compiègne subit d'ailleurs l'influence de nombreuses villes et agglomérations alentour, dans, et en dehors de la Picardie2 :

Compiègne - Distance des villes principales les plus proches et leurs influences2

Ville / Département       Statut   Fonctions et attraits principaux Distance orthodromique3           Distance routière4                Direction

Crépy-en-Valois 60                         emploi  20,7 km               23,8 km                sud

Noyon 60                            emploi, soins     22,0 km               28,8 km                nord-est

Senlis 60                              emploi  29,5 km               35,8 km                sud-ouest

Clermont 60                       emploi  30,2 km               34,4 km                ouest

Creil 60                 emploi  30,9 km               39,7 km               sud-ouest

Soissons 02                         commerces, culture, enseignement, soins           36,3 km               38,5 km                est

Beauvais 60        Préfecture          administration, commerces, justice, transports 53,0 km               58,7 km                ouest

Amiens 80           Capitale régionale           administration, enseignement, justice, soins      65,3 km                98,8 km                nord-ouest

Paris 75 Capitale nationale           administration, commerces, culture, emploi, enseignement, soins, transports   71,3 km         84,3 km                sud-ouest

Compiègne - Île de France historique

Pays de la Province d'Île-de-France.

Île de France historique dans les limites géographiques actuelles.

Communes limitrophes

Distances orthodromiques5 des communes dont le territoire est limitrophe de celui de Compiègne6.

Communes limitrophes de Compiègne

Margny-lès-Compiègne (0,9 km)              Clairoix (2,9 km)               Choisy-au-Bac (4,3 km) Rethondes (8,2 km)

Venette (1,8 km)             Compiègne        Vieux-Moulin (8,2 km)

Jaux (4,9 km)     La Croix-Saint-Ouen (7,5 km)      Saint-Jean-aux-Bois (9,7 km)

Géologie et relief

Hydrographie

Lieux-dits et hameaux

Voies de communication et transports

L'agglomération de Compiègne est desservie par six lignes de bus totalement gratuites depuis 1975, du lundi au samedi, qui ont transporté 4,7 millions de voyageurs en 2000. Il y a seulement une ligne (payante) qui dessert la ville le dimanche7. Elle est desservie par des trains vers Creil, Paris, Amiens, Saint-Quentin, Maubeuge. Un service de covoiturage a aussi été créé par la ville.

Toponymie

Le nom est attesté sous la forme latine Compendium au vie siècle.

Albert Dauzat et Charles Rostaing8 l'expliquent par un bas latin *compendium « chemin de traverse ». Ce mot n'est pas attesté ailleurs dans la toponymie et n'a pas d'héritier en ancien français.

En latin, on trouve compendia via « chemin de traverse » ou compendĭārĭa (via) « voie plus courte »9.

Le terme français compendium est un emprunt au latin médiéval compondium au sens de « résumé d'une science, d'une doctrine, etc. » qui ne convient pas ici.

Ces mêmes auteurs classent Compiègne sous la rubrique Compains, commune à laquelle ils attribuent le nom de personne gallo-roman Compendius, de signification obscure.

En fin de compte, l'origine du nom reste mal éclaircie, faute de formes anciennes. On peut très bien envisager une explication à partir du préfixe gaulois com- / con- 'avec', 'ensemble', 'également' entrant dans la composition de nombreux anthroponymes et toponymes, suivi d'un élément *pennia > *pendia (cf. Arpent, d'origine gauloise arependis < arepennis10).

Pendant la Révolution française, la ville fut appelée « Marat-sur-Oise ».

Ses habitants sont appelés les Compiégnois.

Héraldique

Blason de la ville de Compiègne

Les armoiries de Compiègne se blasonnent : d'argent au lion d'azur semé de fleurs de lys d'or, armé et lampassé de gueules, et couronné d'or.

Sa devise est : Regi et regno fidelissima « Au roi et au royaume la plus fidèle »11.

La ville de Compiègne a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent accompagnée d'une citation à l'ordre de la division :

« Ville au passé lourd de gloire qui a été cruellement meurtrie en 1940 et 1944 par de nombreux bombardements aériens qui l'ont partiellement détruite.

Par l'attitude résistante de ses habitants, l'aide matérielle et morale apportée aux déportés du camp de Royallieu et l'accueil magnifique qu'elle a réservé aux prisonniers rapatriés a donné, face à l'ennemi, le plus bel exemple de solidarité française et de patriotisme. Déjà citée au titre de la guerre 1914-191812. »

 

Histoire

Antiquité

Les premières traces d'habitat humain sur la commune de Compiègne remontent au début du Ve millénaire avant notre ère et se continuent jusqu'à la conquête romaine13. À l'époque gallo-romaine, Compiègne fut un point de passage sur l'Oise (Isara) relié au réseau de voies secondaires à la frontière des territoires des Bellovaques (Beauvais) et des Suessions (Soissons). Un gué se trouvait au lieu-dit le Clos des Roses entre Compiègne et Venette. Dans le quartier du Clos des Roses ont été retrouvés les vestiges d'un bâtiment romain, peut-être un poste de garde militaire du gué14. Au centre-ville actuel, les fouilles menées n'ont pas découvert de vestiges gallo-romains. Dans les environs, quelques vestiges de villae furent mises au jour.

 

Le haut Moyen-Âge

Le faubourg de Saint-Germain paraît être le premier établissement de Compiègne. La ville, sur son emplacement actuel, est de formation relativement récente ; elle s'est créée autour du château des rois de France. Compiègne fut associée à la couronne de France dès l'avènement des Mérovingiens. L'acte le plus ancien qui en faisait mention est un diplôme de Childebert Ier en 547. Clotaire Ier y mourut en 56115 et les rois des deux premières races y séjournèrent souvent et y tinrent de nombreux plaids et conciles. Ragenfred, maire du Palais sous Dagobert III, bat en 715 les Austrasiens dans la forêt de Cuise, près de Compiègne16. Pépin le Bref en 757, reçoit à Compiègne l'empereur Constantin V Copronyme, qui lui fait présent pour son oratoire des premières orgues connues en France17. Il y reçoit aussi le serment de vassalité du duc Tassilon III de Bavière.

Charles II le Chauve (823-877) roi de Francie et empereur d'Occident en fit son séjour habituel. Par le traité de Compiègne, le 1er août18 ou le 25 août 867 19,20, il concède le Cotentin, l'Avranchin ainsi que les îles Anglo-Normandes à Salomon, roi de Bretagne.

Le 2 janvier 876, Charles le Chauve ordonne l'édification de la collégiale Sainte-Marie, future abbaye Saint-Corneille, sur le modèle de celle d'Aix-la-Chapelle. Le 5 mai 877 il fait la consacrer par le pape Jean VIII. L'importante abbaye Saint-Corneille riche de reliques insignes (Saint-Suaire, reliques de la Passion, Voile de la Vierge) devient alors le noyau autour duquel commence à se développer la ville et le roi y bâtit un nouveau palais.

 

Article détaillé : Abbaye Saint-Corneille.

Son fils Louis le Bègue fut sacré à Compiègne le 8 décembre 877 dans l'abbaye Saint-Corneille par l'archevêque Hincmar de Reims et il y mourut en 879. En 884 à Compiègne, les grands du royaume au nom de son frère Carloman signent une trêve avec les Vikings. Enfin, Louis V le dernier Carolingien, qui fut sacré à Compiègne le 8 juin 979 et qui mourut le 21 mai 987 fut inhumé dans l'abbaye Saint-Corneille.

 

Les Capétiens

 

Le roi Louis VI le Gros accorde des privilèges aux habitants de la ville de Compiègne, vers le 21 mai 1111. Diplôme royal en latin, non daté, portant le monogramme royal. Archives nationales.

Hugues Capet ayant été élu roi des Francs en 987, Compiègne restera un des séjours préférés des premiers Capétiens : c'est à Saint-Corneille que la reine Constance d'Arles, épouse de Robert le Pieux, fit associer au trône son fils aîné Hugues21 qui sera inhumé dans cette basilique en 1025, avant d'avoir pu régner seul.

C'est Louis VI, avant 1125, qui octroya à la ville sa première charte communale22. L'abbaye, par suite des scandales causés par les chanoines, devient une abbaye bénédictine à partir de 1150. Les bourgeois de Compiègne qui ont aidé à l'installation des moines et à l'expulsion des chanoines, obtiennent que leur ville soit instituée en commune par le roi Louis VII en 1153. Une charte communale sera aussi donnée aux habitants de Royallieu par la reine Adélaïde. Philippe Auguste confirme les droits communaux de Compiègne en 1207 et durant tout le xiiie siècle la ville va accroître ses biens et son autorité avec le soutien du roi, qui sert d'arbitre entre les religieux de l'abbaye et les bourgeois de la commune.

Au milieu du xiiie siècle, Saint Louis construit le Grand Pont, réparé sous Charles VIII et qui durera jusqu'en 1735. Saint Louis enlève aux moines la juridiction du prieuré et de l'hôpital Saint-Nicolas-au-Pont et va en faire un Hôtel-Dieu. Le roi, aidé par son gendre, roi de Navarre, y porta le premier malade sur un drap de soie en 1259.

Durant le xive siècle, la commune de Compiègne en proie à des difficultés financières insurmontables, va devoir renoncer à sa charte communale et le roi va nommer un prévôt pour administrer la ville et rendre la justice, avec le concours d'un maire aussi nommé par le roi et des représentants des bourgeois. La communauté élit tous les quatre ans, plusieurs "gouverneurs-attournés" chargés de la gestion communale. En cas de guerre le roi nomme un capitaine, proposé par la communauté qui se charge de la défense.

 

Les Valois

Jusqu'à la fin du xive siècle les rois réunirent souvent les États-généraux à Compiègne. En 1358, le régent Charles y réunit les États de Langue d'oïl pour rétablir l'autorité royale face aux menées d'Étienne Marcel. En 1374, il commence la construction d'un nouveau château sur l'emplacement actuel du Palais. Compiègne est désormais séjour royal et séjour de la cour, et reçoit la visite de nombreux princes.

Compiègne a vu naître Pierre d'Ailly, cardinal-évêque de Cambrai, chancelier de l'Université de Paris, diplomate qui contribua à mettre fin au Grand Schisme d'Occident, auteur de plusieurs ouvrages d'érudition. L'un de ses ouvrages permit à Christophe Colomb de préparer la découverte de l'Amérique.

Pendant la guerre de Cent Ans, Compiègne fut assiégée et prise plusieurs fois par les Bourguignons. Elle embrassa quelque temps le parti du roi d'Angleterre. Mais à partir du sacre de Charles VII, elle redevient fidèle au roi de France. Le plus mémorable de ces sièges est celui de 1430 où Jeanne d'Arc, accourue dans la ville pour la défendre, tomba le 23 mai aux mains des Bourguignons, lors d'une sortie sur la rive droite de l'Oise et fut vendue aux Anglais. Ce siège s'est traduit par d'importantes destructions par suite des bombardements, une baisse de la population et un appauvrissement des habitants. Les guerres menées par Louis XI se traduisent encore par des charges supplémentaires (fortifications, logement des gens de guerre), des impôts plus lourds et des emprunts forcés, et il faudra attendre le règne de Charles VIII pour entreprendre la reconstruction, relancer l'activité et retrouver la population d'avant la guerre.

Depuis lors, les rois de France continuèrent à résider souvent à Compiègne et prirent l'habitude de s'y arrêter en revenant de se faire sacrer à Reims, ainsi qu'avait fait Charles VII, accompagné de Jeanne d'Arc, en 1429.

La restauration de Compiègne est marquée par la reconstruction de l'hôtel-de-ville durant le premier tiers du xvie siècle, symbole de la Ville. Le beffroi est orné des trois Picantins représentant des prisonniers anglais, flamands et bourguignons qui frappent les heures sur les cloches.

Les rois faisaient encore de courts séjours de François Ier à Henri IV. Compiègne était ville royale, ses gouverneurs-attournés étaient nommés avec l'avis du roi, les impôts, taxes et emprunts étaient dus au roi et les régiments de passage étaient logés chez les habitants. Pendant les guerres de religion, Compiègne resta catholique, fidèle à la royauté et bénéficia en retour de quelques avantages de la part des souverains. L'édit de Compiègne de 1547 réservant aux tribunaux laïcs le jugement des protestants dès qu'il y a scandale public, est une des premières étapes de la répression contre les huguenots.

 

Période de la Renaissance

 

 

1756 et 1764 : premier et deuxième traités conclus avec la République de Gênes pour le rattachement de la Corse à la France.

 

La province de l'Île-de-France au xviiie siècle - qui incorporait Compiègne - et les communes et départements actuels.

1770 : Louis XV et le dauphin y accueillirent au château Marie-Antoinette lors de son arrivée en France.

Révolution et Empire

 

 

1790 : création de département de l'Oise et démantèlement de la province d'Île-de-France (voir l'histoire de l'Île-de-France).

1794 : la Révolution française juge et guillotine les seize sœurs carmélites de Compiègne, dont Georges Bernanos s'inspire pour écrire sa pièce Dialogues des Carmélites.

1804 : le château de Compiègne intègre le domaine impérial.

18 juin au 18 septembre 1808 : le roi Charles IV d'Espagne venant d'abdiquer est logé par Napoléon au château de Compiègne.

27 mars 1810 : Napoléon rencontre Marie-Louise d'Autriche au château pour la première fois.

15 mars 1814 : les Prussiens attaquent la ville par la route de Noyon.

Restauration et Second Empire

 

 

9 août 1832 : mariage au château de Louise-Marie d'Orléans (fille du roi Louis-Philippe Ier) au Roi des Belges, Léopold Ier.

1856 à 1869 : Napoléon III séjourne fréquemment au château lors de ses visites en forêt.

Compiègne organise les épreuves de golf des Jeux olympiques d'été de 1900 sur le terrain de la Société des sports de Compiègne.

Première Guerre mondiale

 

 

5 avril 1917 au 25 mars 1918 : le général Pétain installe au château son quartier général où se tiennent plusieurs conférences interalliées.

25 mars 1918 : durant l'offensive du printemps une réunion de crise réunit Georges Clemenceau, Raymond Poincaré, Louis Loucheur, Henri Mordacq, Ferdinand Foch et Philippe Pétain dans la commune, afin d'organiser la défense de la ligne de front avec les britanniques.

11 novembre 1918 : en forêt domaniale de Compiègne, dans un wagon au milieu d'une futaie, à proximité de Rethondes, signature entre la France et l'Allemagne de l'Armistice de 1918 en présence du maréchal Foch et du général Weygand23.

Seconde Guerre mondiale

Dans le même lieu, aménagé entre-temps en clairière dite clairière de Rethondes ou clairière de l'Armistice, et dans le même wagon qu'en 1918, est signé le 22 juin 1940 l'armistice entre la France, représentée par la délégation envoyée par le maréchal Pétain et présidée par le Général Huntziger, et l'Allemagne représentée par le maréchal Keitel. Adolf Hitler et de nombreux dignitaires allemands étaient présents la veille, jour inaugural de la négociation d'Armistice.

 

Articles détaillés : Clairière de l'Armistice et Wagon de l'Armistice.

Durant l'Occupation, les nazis installèrent un camp de transit et d'internement de juin 1941 à août 1944 à Royallieu. Le premier train de déportés politiques quitte le camp de Royallieu pour celui d'Auschwitz, le 6 juillet 1942. À cet endroit le 23 février 2008, le « Mémorial de l'internement et de la déportation » a été inauguré24.

 

Article détaillé : Camp de Royallieu.

Un des tout premiers groupes armés de la résistance française, le « groupe de Compiègne », est né dans l'Oise, en février 1941. Ralliés à Combat Zone Nord, ses militants sont pour la plupart arrêtés à compter du 3 mars 1942 et déportés en Allemagne d'où bien peu sont revenus.

 

L'après-Seconde-Guerre-mondiale

La création de l'actuelle région Picardie par décret25 du 2 juin 1960 (voir Région française), incorpore le département de l'Oise. Rappelons que jusqu'en 1790, année du démantèlement des provinces françaises, Compiègne était située dans la province d'Île-de-France (voir l'histoire de l'Île-de-France) et non pas en Picardie.

 

En 1972 est créée l'université de technologie de Compiègne.

 

La population et l'administration de Compiègne en 1627

 

Vue cavalière de Compiègne en 1671.

L’administration royale est à Compiègne, ville de 8 000 habitants, d’après le recensement d’Arthur de Marsy26, et dans les environs de la ville, peu importante, comme d'ailleurs dans l’ensemble des villes du royaume.

 

Quelques notables (médecins, chirurgiens, etc.) sont classés parmi eux. Par contre, les marchands, les industriels, les taverniers et les artisans sont classés dans une autre catégorie : Commerces et industries diverses. Cette catégorie s’étend aux mariniers et aux laboureurs, vignerons ou encore aux jardiniers.

 

Le premier ordre est lui aussi classé à part. Arthur de Marsy, auteur d'un recensement en 1627 Marsy ne donne que les chiffres des membres du clergé séculier par paroisse :

 

– Saint-Jacques : 12 ;

– Saint-Antoine : 6 ;

– Saint-Germain : 2 ;

– Saint-Jehan le Petit : 1.

 

L'abbaye Saint-Corneille et l'hôtel de ville.

Sur les 83 maîtres ou maîtresses d’écoles, 29 sont des ecclésiastiques. Mais, le nombre de membres du clergé régulier dans les établissements reste la grande inconnue. Le nombre des pauvres et celui des mendiants est de 320, chiffre peu important, si on le compare avec la situation de Châteauroux qui en 1789 avec 7 000 habitants doit secourir 3 000 malheureux venus principalement du Massif Central. Par contre, il est supérieur à celui des pauvres vers 1760 à Morlaix, ville de 10 000 habitants qui est de 100.

 

Ville

Le capitaine de la ville de Compiègne, les gouverneurs-attournés, le receveur de la ville, le greffier de la ville et celui du bureau de la ville, le contrôleur de la ville, et le serviteur.

 

Justice

L'élection est la juridiction la plus complète, on y trouve un président, neuf élus, le procureur du roi, l'avocat du roi, le lieutenant, le contrôleur, le greffier, le commis-greffier et deux huissiers, en tout 48 fonctionnaires.

 

Le lieutenant au bailliage, le lieutenant particulier, la procureur et l'avocat du roi ; un greffier et un commis greffier ; le prévôt de l'exemption, le prévôt de Margny, le prévôt forain, et leurs greffiers, ainsi que le greffier du prévôt de Thourotte, Deux grenetiers et deux contrôleurs du grenier à sel. Trois receveurs des tailles, un des consignations et un des Gabelles, ainsi qu'un commis aux Gabelles. Vingt avocats. Neuf notaires. Vingt-sept procureurs. Dix praticiens. Trente et un sergents. Le greffier et quatre sergents pour la police de Saint-Corneille. Le geôlier et deux exécuteurs des hautes œuvres.

 

Le lieutenant, le greffier et trois archers de la Maréchaussée, cinq archers de robe courte.

 

 

Compiègne sous l'Ancien Régime vue de l'Oise.

Forêts

Forêts de Compiègne et de Cuise. - Le capitaine de la forêt, le maître particulier, le lieutenant, un garde marteau, un greffier, un greffier du maître verdier, trois sergents dangereux, et un sergent louvetier.

 

Forêt de Laigue - Un maître particulier, un lieutenant, un procureur du roi, un garde marteau, un greffier et un sergent dangereux.

 

Divers

 

Vue générale sur le centre-ville de Compiègne depuis le bâtiment Benjamin-Franklin de l'UTC.

Un concierge du logis du roi, un maître du Pont, un maître des relais, quatre portiers aux portes de la ville. Cinq médecins, sept chirurgiens, sept apothicaires et trois sages-femmes. Trois arpenteurs, le recommandeur des trépassés.

 

Signalons encore un fondeur et un charpentier de l'artillerie du roi, le fauconnier du gouverneur, et quelques officiers de la maison royale, ou de celles des princes, dont on trouve les noms aux différents tours qu'ils habitent.

 

Politique et administration

La ville de Compiègne est une sous-préfecture de l'Oise, elle est administrativement partagée en deux cantons :

 

canton de Compiègne-1 (avec 19 autres communes) ;

canton de Compiègne-2 (avec 16 autres communes).

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 dans l'Oise.

 

Administration municipale

 

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Compiègne.

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France27

Période Identité Étiquette             Qualité

1945      1947      James de Rothschild       radical ind.        

25 octobre 1947               1954      Jean Legendre  PRL        Député de l'Oise

1954      1959      Henri Adnot                       

1959      1987      Jean Legendre  CNIP      Député de l'Oise

23 octobre 1987               en cours

(au 24 octobre 2014)      Philippe Marini RPR puis UMP puis LR    Sénateur de l'Oise (1992-2015)

Réélu pour le mandat 2014-202028,29

Finances locales

Cette sous-section présente la situation des finances communales de CompiègneNote 1.

 

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Compiègne s'établit à 68 841 000 € en dépenses et 66 781 000 € en recettesA2 1 :

 

En 2013, la section de fonctionnementNote 2 se répartit en 53 502 000 € de charges (1 265 € par habitant) pour 55 179 000 € de produits (1 305 € par habitant), soit un solde de 1 677 000 € (40 € par habitant)A2 1,A2 2 :

 

le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnelsNote 3 pour une valeur totale de 29 988 000 € (56 %), soit 709 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 650 € à 709 € par habitant ;

la plus grande part des recettes est constituée des impôts locauxNote 4 pour une valeur de 24 375 000 € (44 %), soit 576 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 472 € à 576 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de CompiègneA2 3. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012A2 3 :

 

la taxe d'habitation quasiment sans variation 13,45 % ;

la taxe foncière sur le bâti quasiment égale 24,44 % ;

celle sur le non bâti quasiment égale 54,45 %.

La section investissementNote 5 se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importanceA2 4 :

 

des dépenses d'équipementNote 6 pour une somme de 9 547 000 € (62 %), soit 226 € par habitant, ratio inférieur de 40 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (379 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 193 € par habitant en 2010 et un maximum de 278 € par habitant en 2012 ;

des remboursements d'empruntsNote 7 pour une valeur de 4 546 000 € (30 %), soit 107 € par habitant, ratio supérieur de 11 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Compiègne se répartissent principalement enA2 4 :

 

subventions reçues pour une somme de 3 669 000 € (32 %), soit 87 € par habitant, ratio supérieur de 19 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 67 € par habitant en 2010 et un maximum de 125 € par habitant en 2009 ;

nouvelles dettes pour une somme de 1 524 000 € (13 %), soit 36 € par habitant, ratio inférieur de 67 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (108 € par habitant).

L'endettement de Compiègne au 31 décembre 2013 peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la detteNote 8, l'annuité de la detteNote 9 et sa capacité de désendettementNote 10 :

 

l'encours de la dette pour un montant de 52 804 000 €, soit 1 248 € par habitant, ratio supérieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 1 022 € par habitant en 2009 et un maximum de 1 308 € par habitant en 2012A2 5 ;

l'annuité de la dette pour une valeur de 6 403 000 €, soit 151 € par habitant, ratio supérieur de 14 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 106 € par habitant en 2010 et un maximum de 151 € par habitant en 2013A2 5 ;

la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 3 324 000 €, soit 79 € par habitant, ratio inférieur de 54 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (172 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 42 € par habitant en 2009 et un maximum de 79 € par habitant en 2013A2 6. La capacité de désendettement est élevé d'un montant de 15 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 5 années en 2001 et un maximum très élevé, de plus de 50 années en 2008.

Jumelages

Drapeau de la Belgique Huy (Belgique) depuis 1959

Drapeau de l'Italie Arona (Italie) depuis 1962

Drapeau de l'Allemagne Landshut (Allemagne) depuis 1962

Drapeau du Luxembourg Vianden (Luxembourg) depuis 1964

Drapeau du Royaume-Uni Bury St Edmunds (Royaume-Uni) depuis 1967

Drapeau d’Israël Kiryat Tivon (Israël) depuis 1988

Drapeau du Japon Shirakawa (Japon) depuis 1988

Drapeau des États-Unis Raleigh (États-Unis) depuis 1989

Drapeau de la Pologne Elbląg (Pologne) depuis 2002

Drapeau du Portugal Guimarães (Portugal) depuis 2006

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans30,Note 11.

 

En 2014, la commune comptait 40 732 habitants, en diminution de -0,31 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

 

           Évolution de la population  [modifier]

1793      1800      1806       1821      1831      1836      1841      1846       1851

8 000     7 058     7 165     7 228     8 879     8 895     9 076     9 762     10 795

           Évolution de la population  [modifier], suite (1)

1856      1861      1866       1872      1876      1881      1886      1891       1896

10 364   12 137   10 714   10 775   13 393   14 008   14 375   14 498   15 225

           Évolution de la population  [modifier], suite (2)

1901      1906      1911       1921      1926      1931      1936      1946       1954

16 503   16 868   17 046   16 179   17 361   17 852   18 885   18 218   22 325

           Évolution de la population  [modifier], suite (3)

1962      1968      1975       1982      1990      1999      2006      2011       2014

24 427   29 700   37 699   40 384   41 896   41 254   42 036   39 517   40 732

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.

(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 199931 puis Insee à partir de 2006 32.)

Histogramme de l'évolution démographique

 

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

 

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

 

48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 26,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 17,9 %, plus de 60 ans = 15 %) ;

51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 22,3 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).

Pyramide des âges à Compiègne en 2007 en pourcentage33

Hommes             Classe d’âge       Femmes

0,3        

90  ans ou +

1,2

4,7        

75 à 89 ans

9,2

10,0      

60 à 74 ans

12,0

17,9      

45 à 59 ans

19,4

21,2      

30 à 44 ans

19,1

26,1      

15 à 29 ans

22,3

19,7      

0 à 14 ans

16,9

Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage34

Hommes             Classe d’âge       Femmes

0,2        

90  ans ou +

0,8

4,5        

75 à 89 ans

7,1

11,0      

60 à 74 ans

11,5

21,1      

45 à 59 ans

20,7

22,0      

30 à 44 ans

21,6

20,0      

15 à 29 ans

18,5

21,3      

0 à 14 ans

19,9

Enseignement

Enseignement primaire et secondaire

 

Enseignement supérieur

 

 

Université de technologie de Compiègne (UTC), une grande école d'ingénieurs publique, proposant des formations généralistes dans les domaines de la mécanique, de la biologie, de l'informatique, des procédés industriels et des systèmes urbains.

École supérieure de commerce de Compiègne35

École supérieure de chimie organique et minérale (ESCOM)

Par ailleurs, Compiègne comprend l'une des trois classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de Picardie avec celles du lycée Louis-Thuillier d'Amiens et celles du lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise. Présentes depuis les années 1980 au lycée Pierre-d'Ailly, l'un des six que compte la ville, ces classes d'enseignement supérieur sont au nombre de six :

une de première année en filière mathématiques-physique MPSI (respectivement physique-chimie PCSI), ainsi qu'une de deuxième année en MP (respectivement PC);

une section en hypokhâgne et une en khâgne.

Manifestations culturelles et festivités

 

Flandrin, Langlois et Lansquenet.

 

 

Palais en Jazz, festival de jazz se déroulant le dernier week-end du mois de juin au Château de Compiègne. La première édition eut lieu en juin 2012 avec Peter Cincotti, Dee Dee Bridgewater et Kyle Eastwood36. La seconde édition de Palais en Jazz se tiendra les 28 et 29 juin 2013 et accueillera Manu Katché, Mariama, Dominique Fillon et China Moses37.

Les Notes bleues, association organisatrice de concerts, créée en 200038.

Fête du Muguet : Animation annuelle pour le 1er mai (instituée en 192239), avec concert(s) la veille et défilé ce jour-là de troupes musicales40,41 entourant la Reine du Muguet et précédant les trois géants traditionnels locaux.

Les trois Picantins, en costume du xvie siècle, représentent les trois ennemis de la France de l'époque : Flandrin (le Flamand), Langlois (l’Anglais) et Lansquenet (l’Allemand). Il rappellent les trois jacquemarts de l'hôtel-de-ville.

Fêtes Jeanne d'Arc42, dont l'édition 2012 eut lieu les 19 et 20 mai43,44,45,46. Le 600e anniversaire de la naissance de l'héroïne fut l'occasion de la participation de 450 personnes costumées venues des « villes johanniques »47. Une petite rétrospective des festivités depuis le début du xxe siècle fut l'objet d'une exposition en mai 2012 au musée Vivenel48.

Ville fleurie : Label 3 fleurs attribué en 2007 par le Conseil des Villes et Villages fleuris [archive] de France au Concours des villes et villages fleuris49.

 

Sports

 

 

La ville possède un champ de course : l'hippodrome du Putois.

Elle possède aussi un terrain de baseball aux normes internationales qui accueille le Compiègnois BaseBall Club fondé en 1989 par Christophe Chodorowski et Stéphane Holzer qui fut en 2009 équipe championne de France de baseball.

Élue ville la plus sportive de France en 2009.

Le Rugby club compiégnois ou RC Compiègne évolue en Fédérale 2.

Le club de football américain, « Les scorpions », qui évolue en 4e division (régional)

Le club de hockey sur glace, les Lions, évolue en Division 2.

L'Association Football Club de Compiègne évolue en Championnat de France Amateur (CFA).

Le club d'aviron reste depuis 1933 en première division (SNC)50.

Départ de Paris-Roubaix

L'équipe de basket-ball féminine du Stade Compiégnois Basket-Ball évolue en nationale 3 depuis plusieurs saisons.

La ville accueillant les Championnats de France d'Athlétisme de l'UGSEL 2011.

La ville accueille chaque année de nombreuses compétitions équestres au stade dédié. Aux Championnats du Monde des Chevaux d'endurance de 7 et 8 ans se retrouvent les meilleurs chevaux d'endurance du monde.

Économie

 

Compiègne est classée ville la plus attractive dans sa catégorie en 2008 et 2006 par Le Point et présente un taux d'imposition parmi les plus bas

 

Télécommunications

France Télécom - Orange - Orange Business Services

Webhelp - 700 salaiés

Krystal Technologies

Constructions mécaniques

Lajous Industrie - 612 salariés

Inergy - 510 salariés

Constructions Bâtiment

Eiffage Construction Picardie - 550 salariés

Brézillon

Coudert - 100 salariés

Informatique

bcsys

Chimie

Aventis Pharma - 739 salariés

Colgate Palmolive - 788 salariés

Novance

Luxe

Chanel - 281 salariés

Services

Samsic II - 288 salariés

Sin et Stés - 253 salariés

MACIF - 490 salariés

GDF

Transport

Acary - 160 salariés

Annexe et centre de formation de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Article détaillé : Liste des monuments historiques de Compiègne.

Patrimoine civil

 

Château de Compiègne.

 

 

Hôtel de ville.

 

 

Théâtre impérial.

 

 

Remparts de la ville.

 

 

La Vieille Cassine.

 

 

Maison Le Bouchon.

 

Trente éléments du patrimoine civil de Compiègne sont protégés au titre des monuments historiques, dont trois ont disparu : une maison à colombages, le pont Jeanne-d'Arc et l'enseigne de l'auberge des Trois-Lurons. Trois monuments seulement sont classés, à savoir le château, l'hôtel de ville et l'hôtel d'Agincourt, rue Fournier-Sarlovèze. Quinze objets protégés sont des maisons d'habitation ou des immeubles, dont l'intérêt réside le plus souvent davantage dans leur importance historique que dans leur architecture. Un nombre important d'hôtels particuliers et maisons à colombages remarquables ne sont ni classés inscrits.

 

Articles détaillés : Château de Compiègne, Hôtel de ville de Compiègne, Clairière de l'Armistice, Théâtre impérial de Compiègne et Camp de Royallieu.

Château de Compiègne, place du général de Gaulle (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 199451) : Construit par Ange-Jacques Gabriel, puis son élève Louis Le Dreux de La Châtre. De l'ancien château médiéval, on ne trouve plus qu'une tour à moitié ruinée et des vestiges de remparts. Le parc du château est un lieu de promenade réputé.

Hôtel de ville, place de l'Hôtel-de-Ville (classé monument historique par liste de 184052) : L'hôtel de ville de Compiègne se trouve au même emplacement depuis 1367, hébergé dans une série de maisons louées puis léguées à la ville par Jean Loutrel. Un beffroi avait sans doute été érigé au moment de l'obtention de la charte de commune en 1153. Au xve siècle, le beffroi menace ruine, et un nouvel hôtel de ville est donc construit en 1504-1505 sous la direction de Pierre Navyer, dit de Meaux. De style gothique flamboyant, il allie fantaisie et robustesse, et il passe pour être l'hôtel de ville le plus remarquable de Picardie. Sa restauration entre 1854 et 1882 est lancée sur l'impulsion d'Eugène Viollet-le-Duc et confiée à Aymar Verdier, puis à Auguste Laffolye. Les statues de la façade avaient toutes été détruites en août 1792 et ont dû être refaites, mais la bancloque fondue en 1303 a pu être préservée. Dans ses trois niches, le beffroi abrite les trois « picantins » qui représentent les trois ennemis du pays, et obéissent aux noms Flandrin, Langlois et Lansquenet. L'intérieur a été aménagé dans le style néogothique. Le mobilier d'origine a été dispersé à la Révolution mais les principales pièces de l'étage possèdent un beau mobilier du xviiie siècle. Le salon d'honneur et le cabinet Vivenel rassemblent des meubles et objets d'art de la collection d'Antoine Vivenel, et complètent ainsi le musée Antoine-Vivenel53.

Théâtre impérial de Compiègne, rue d'Ulm, à côté du château de Compiègne (classé monument historique par arrêté du 24 octobre 199451) : Il a été construit à la demande de Napoléon III sur l'emplacement de l'ancien Carmel, sous la direction de l'architecte Gabriel-Auguste Ancelet qui s'inspire apparemment de l'Opéra royal du château de Versailles. Au moment de la fin du Second Empire, le théâtre reste encore inachevé et le chantier s'arrête. Il n'est repris que plus d'un siècle plus tard sous l'initiative d'une association, et l'inauguration peut être célébrée en 1991 seulement. La salle est de style néoclassique et est plafonnée grâce à une audacieuse structure métallique. Le bois est toutefois le matériau dominant et assure une excellente acoustique qui fait la réputation du théâtre, où près de 900 spectateurs trouvent de la place54.

Remparts de la ville, jardin des Remparts, impasse des Fossés / rue des Fossés (inscrits monument historique par arrêté du 23 mai 195155) : Les remparts actuels remplacent ceux édifiés à l'époque carolingienne et ont été bâtis au xiie siècle, la partie le long de l'Oise ayant probablement été achevée sous le règne de Philippe Auguste. De nombreux remaniements sont intervenus jusqu'au xviie siècle. Le nombre de tours a atteint les quarante-cinq et des bastions plats ont été aménagés dans les fossés à partir du xve siècle. Le tunnel qui relie le jardin des Remparts au 21 rue des Domeliers (fermé au public) date du milieu du xvie siècle. Les remparts sont devenus inutile avec l'éloignement des frontières du royaume en 1678, enlevant la menace d'invasions étrangères. Sous Louis XV, les remparts sont déclassés et les fossés aliénés. Le château est construit au-dessus des anciens remparts et l'ancienne ligne de défense est percée par de larges avenues. La partie le long de l'Oise est rasée et trois des quatre portes principales sont démolies entre 1732 et 1810 ; ne reste que la porte de la Chapelle. Les courtines subsistent en grande partie, mais sont généralement enclavées dans des jardins privés. Le jardin des Remparts donne ainsi la seule occasion d'en apercevoir une portion significative56.

Villa Marcot, 16 avenue Thiers (inscrite monument historique par arrêté du 16 décembre 198657) : Œuvre de l'architecte Henri Sauvage de 190758.

Maison à colombages disséminées partout dans le centre-ville ancien, dont notamment la maison « Vieille Cassine » en partie du xve siècle, 10 rue des Lombards, et la maison « Le Bouchon » du xviie siècle, 2 place d'Austerlitz, inscrites monuments historiques par arrêtés du 9 octobre 1970 et du 22 août 194959.

Ancien grenier à sel, 46 place du Changé (façade sur la rue inscrite monument historique par arrêté du 16 janvier 194660) : Transféré depuis Noyon, un grenier à sel existe à Compiègne depuis 1396. Il est longtemps installé dans l'actuelle rue Vivenel. La construction d'un nouvel édifice est décidée en 1775 et confiée à l'architecte Claude-Nicolas Ledoux. Achevé en 1784, le bâtiment affiche un sobre style classique et se veut avant tout fonctionnel. La façade rythmée par des bossages est surmontée par un fronton triangulaire qui repose sur des consoles alternant avec des rosettes. Sa niche abrite un groupe sculpté allégorique autour des armes de France sur un globe terrestre, œuvre de Randon malheureusement très abîmée. Le grand portail desservait l'entrepôt, et des locaux administratifs existaient à l'étage. Désaffecté à la Révolution, le grenier est utilisé comme halle à la viande et puis aux poissons. La ville le rachète en 1850 et en fait un marché public. Des galeries en bois remplacent le grenier dont ne subsiste plus que la façade à la fin du xixe siècle. L'ensemble est réaménagé en 198161.

Tour Jeanne-d'Arc, entre la rue d'Austerlitz et la rue Jeanne-d'Arc (inscrite monument historique par arrêté du 30 mai 192762) : aussi appelée Grosse Tour du roi ou tour Beauregard, elle peut être datée de la première moitié du xiie siècle et a peut-être été bâtie sur des bases carolingiennes. C'est un donjon royal qui était le centre du palais des derniers Carolingiens et des premiers Capétiens. Dès Louis IX de France, le château n'est plus guère utilisé, et Philippe le Bel l'abandonne définitivement. Restent dans un premier temps le donjon et la grande salle, qui est désaffectée à son tour au xve siècle. Jeanne d'Arc a probablement combattu devant la tour, d'où elle tient l'un de ses surnoms ; l'autre provenant du domaine ayant occupé l'ancien couvent des Jacobins à partir du début du xixe siècle. La tour a beaucoup souffert du siège de 1430 sans être réparée, et elle s'est partiellement effondrée en 1868, perdant un quart de sa hauteur. La place autour de la tour a été aménagée après 1918, une fois que les gravats étaient enfin dégagés63.

Ancien hôpital Saint-Joseph, 37 rue Saint-Joseph (inscrit monument historique par arrêté du 5 septembre 194664) : Le complexe de style néoclassique avec une remarquable chapelle était d'abord un pensionnat, fondé par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny en 1843. La transformation en hôpital chirurgical intervint en 1923 sous l'impulsion du maire Fournier-Sarlouvèze, qui a sa tombe dans le jardin. Depuis 1995, les lieux abritent une maison de retraite65 et viennent d'être restaurés.

Colombier de l'ancienne ferme de l'abbaye de Royallieu (inscrit monument historique par arrêté du 22 août 194966)

Haras national de Compiègne, rue de la Procession : Il est installé depuis 1875 dans les « Grandes Écuries » bâties par Ange-Jacques Gabriel au pied des remparts, le long de la rue Saint-Lazare67.

Forêt de Compiègne

Nécropole nationale de Royallieu, cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale qui contient 3 257 corps dont 264 en ossuaires68.

 

Ancien grenier à sel.

Tour Jeanne-d'Arc.

Ancien hôpital Saint-Joseph.

Colombier de Royallieu.

Haras national.

Forêt de Compiègne.

Patrimoine religieux

Église Saint-Jacques.

Église Saint-Antoine.

Ancienne église Saint-Pierre des Minimes.

Cloître de l'abbaye Saint-Corneille.

Ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas-du-Pont.

Parmi le patrimoine religieux de Compiègne, dix éléments sont protégés au titre des monuments historiques. Les deux principales églises, la chapelle Saint-Corneille, et les restes de deux abbayes (en partie) sont classées ; une église désaffectée, les restes de quatre abbayes et couvents et les vestiges d'un cimetière sont inscrits. La première église paroissiale de la ville, l'église Saint-Germain, ainsi que l'hôtel-Dieu médiéval ne sont ni classés, ni inscrits.

 

Articles détaillés : Église Saint-Antoine, Église Saint-Jacques, Abbaye Saint-Corneille et Église Sainte-Thérèse.

Église Saint-Jacques, place Saint-Jacques (classée monument historique par liste de 186269) : C'est un édifice de taille moyenne, d'une longueur totale de 51 m, issu de deux périodes distinctes : le chœur, le transept et la nef avec ses bas-côtés ont été bâtis entre 1235 et 1270, sauf la partie haute de la nef ; cette dernière, le clocher, les chapelles le long des bas-côtés et le déambulatoire ont été ajoutés entre 1476 et le milieu du xvie siècle. Ces extensions reflètent le style gothique flamboyant, sauf le lanternon au sommet du clocher, qui est influencé par la Renaissance. Le clocher est une œuvre remarquable, tout comme le chœur et le transept, qui quant à eux représentent les parties les plus anciennes de l'église et sont une intéressante illustration du style pré-rayonnant. L'intérieur de l'église est marqué par les transformations de la fin de l'Ancien Régime, portant notamment sur un revêtement en marbre du chœur et un habillement des piliers de la nef par des boiseries70.

Église Saint-Antoine, place Saint-Antoine (classée monument historique par liste de 184071) : Comme l'église Saint-Jacques, l'autre église du centre-ville, elle a été fondée en 1199 et dépendu étroitement de l'abbaye Saint-Corneille qui possédait le patronnage de toutes les cures de la ville. La construction s'effectue pendant la première moitié du xiiie siècle, mais l'église est profondément transformé au xvie siècle, sans doute en raison des dégâts subis pendant la guerre de Cent Ans, et elle se présente ainsi comme un édifice assez homogène de style gothique flamboyant. La façade et le chœur avec ses collatéraux et son déambulatoire datent même entièrement du xvie siècle ; avec leur riche décor sculpté et une grande élégance et finesse des formes, ce sont les parties les plus remarquables de l'église. À l'intérieur, ces parties sont également les plus intéressantes, se caractérisant par des supports prismatiques et des voûtes avec un dessin particulier à liernes et tiercerons. La nef et ses bas-côtés sont par contre assez monotones et ne montrent que peu de recherche stylistique. L'église a perdu la plupart de ses œuvres d'art en 1768, quand un curé soucieux de rendre l'intérieur plus lumineux la fait vider de la majeure partie de son contenu. L'église est restaurée profondément à partir de 186372.

Ancienne église Saint-Pierre des Minimes, rue des Minimes (inscrite monument historique par arrêté du 26 mars 192773) : Elle accueille actuellement l'espace culturel Saint-Pierre des Minimes, géré par la ville de Compiègne. Des vestiges de l'ancien couvent des Minimes à l'est de l'église, sur les emprises de l'actuelle école Pierre-Sauvage, sont inscrits par arrêté du 11 juin 200174) ; voir ci-dessus sous Musées.

Ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille (cloître, murs de clôture et restes du clocher classés monument historique par arrêté du 26 octobre 1964 sous-sol et restes du réfectoire inscrits par arrêté du 28 septembre 194475) : deux galeries du cloître du xiiie siècle, bien conservé et restauré, abritent un musée (voir ci-dessus) ; le reste des bâtiments est utilisé par les bibliothèques municipales.

Ancien hôtel-Dieu Saint-Nicolas-au-Pont, rue Jeanne-d'Arc et rue du Grand-Ferré, actuellement chapelle Saint-Nicolas (ni classé, ni inscrit) : La fondation du premier hôtel-Dieu de Compiègne serait due à saint Éloi, et il aurait été reconstruit par Charles II le Chauve. L'établissement a longtemps été administré par l'abbaye Saint-Corneille, et il possédait trois dépendances : l'hospice-hôpital Saint-Nicolas-au-Pont, l'école et asile de nuit Saint-Nicolas-le-Petit et la maladrerie Saint-Lazare. Saint-Louis fit agrandir l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas-au-Pont et le dota richement. Les malades étaient soignés par des religieux et religieuses qui vivaient selon la règle de saint Augustin. Saint-Louis leur préféra les Trinitaires, mais face à la hostilité de l'abbaye Saint-Corneille, ils partirent dès 1303. Les moines s'en allèrent en 1601, et les Augustines furent remplacées par les Sœurs de Saint Vincent de Paul en 1792. Entre temps, une importante reconstruction au xviie siècle apporte une modification de la façade, une subdivision de la salle en deux niveaux, une décoration baroque de la chapelle et l'aménagement de la salle capitulaire. L'hôtel-Dieu est fermé avec la réunion à l'Hôpital Général en 1894, dont la capacité a été augmentée au préalable. L'édifice est sévèrement endommagé pendant la Première Guerre mondiale. Après la restauration qui s'échelonne jusqu'en 1933, l'édifice ne retrouve plus sa vocation d'hospice, mais accueille des salles de réunion, et la chapelle est remise à la disposition de la paroisse. L'immense retable en bois de chêne est un chef-d'œuvre de la sculpture baroque et sort d'un atelier parisien ; il a probablement été financé par Marie de Médicis et la famille Legras. La superbe salle souterraine dite cellier de Saint-Louis n'est plus accessible depuis la Seconde Guerre mondiale et a été en partie comblée76.

Vestiges du couvent des Jacobins, au parc Songeons, 1 rue d'Austerlitz, derrière le musée Pierre-Vivenel (classés monument historique par arrêté du 19 mars 193177) : Le couvent des Dominicains, appelés ici Jacobins, a été fondé en 1257 par saint Louis dans l'enceinte du château royal. L'emplacement de l'église, rebâtie en 1422 après un incendie et démolie sous la Révolution, est occupé par un hôtel particulier néoclassique depuis 1800 environ. Il abrite le musée Antoine-Vivenel depuis 1952 grâce au legs du comte Songeons, qui porta également sur le parc municipal qui porte son nom. Ce parc abrite un nombre de vestiges peu importants, mais certains proviennent du château royal et il n'est pas toujours certain lesquels peuvent être attribués au couvent. Seulement le mur de clôture près du musée et les deux portails du parc proviennent assurément du monastère. Les sept arcades subsistent probablement du cloître, mais puisqu'elles sont parallèles à la courtine du château contre laquelle s'appuie la maison du conservateur du musée, certains archéologues les interprètent comme un vestige du château. Dans le parc, une porte en anse de panier est dite de la chambre de saint Louis, et le mur avec une fenêtre en tiers-point et les traces d'une porte sont associés à la salle des gardes du château. Une partie du parc recouvre les anciens remparts du début du xiiie siècle, et un bastion de la seconde moitié du xvie siècle se situe en contrebas, près de l'Oise. Deux gisants longtemps exposés aux intempéries au parc sont mal identifiés. Protégés au même titre que le couvent, ils ont été rapatriés dans le musée du cloître de l'abbaye Saint-Corneille sous l'identité du maréchal d'Humières et de Jeanne de Hangest, morts tous les deux en 151478. Le mur d'enceinte est à son tour inscrit par arrêté du 20 mai 1930, à l'exception des parties classées. La porte de l'ancien cimetière de Clamart de 1787 et deux sépultures provenant de ce même cimetière se trouvent aujourd'hui également dans le parc Songeons ; elles sont inscrites par arrêté du 18 mars 194779.

Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours : la première chapelle a été construite en 1636 à la suite d'un vœu du père Boniface, qui avait demandé à la Vierge de protéger le couvent des Capucins de l'invasion espagnole. Quelques guérisons miraculeuses ont fait affluer les pèlerins et rendu la chapelle célèbre, si bien que le père Léonard d'Auxerre parvint à faire venir le roi et la reine en 1653. Leur financement a permis de construire une chapelle plus grande, et les familles royales de Louis XIV à Charles X l'ont fréquenté. La principale période de pèlerinage était la neuvaine de l'Annonciation. Fait exceptionnel, la chapelle a été entièrement préservée des ravages de la Révolution française grâce à l'engagement d'une famille, et elle est restée propriété privée jusqu'en 1980, quand elle a été offerte à la ville. La chapelle se situe au bout d'une allée de verdure et son allure est simple et harmonieuse, ce qui contraste avec la richesse de son mobilier qui est toujours celui d'origine, dont la peinture de la Vierge à l'Enfant allaitante devant laquelle le père Boniface a prié en 163680.

Vestiges de l'abbaye de Royallieu, au parc de Bayser, avenue des martyrs de la Libération (inscrits monument historique par arrêté du 16 décembre 194766) : Il s'agit de la porterie, d'un chapiteaux et de deux vases en pierre au parc, et de restes d'un bâtiment conventuel au sud du parc, dont une fenêtre ou porte. Ces restes servent aujourd'hui de mur de clôture vers l'ancienne ferme de l'abbaye. Le bâtiment d'habitation, dit château de Bayser, est également inscrit au même titre.

Chapelle Saint-Corneille en forêt de Compiègne, parcelle 1251 (classée monument historique par arrêté du 23 septembre 192281)

Église Saint-Germain, rue des Frères-Gréban / square de l'église Saint-Germain (ni classée, ni inscrite) : Saint-Germain était la première paroisse de Compiègne, et un oratoire dédié à saint Germain d'Auxerre existe dès le vie siècle sur le chemin du gué de Venette. La paroisse perd son importance après la construction des églises Saint-Antoine et Saint-Jacques, et son église se trouve en-dehors de l'enceinte de la ville, ce qui explique sa destruction lors des sièges de 1414 et 1430. La reconstruction se fait attendre et ne commence qu'en 1482 grâce à des libéralités ; encore, n'est-elle pas menée à son terme, et le clocher-porche n'est édifié que sous Louis XIII. L'église n'a toujours pas de chœur et reste simplement plafonnée. Le legs du curé Boudeville, mort en 1879, permet enfin de parachever l'église en ajoutant un chœur et en voûtant la nef de briques et de plâtre. Le mobilier provient en partie des établissements religieux éteints de la ville. Quatre colonnes torsadées et richement décorées du début du xviie siècle sont de l'église Saint-Pierre-des-Minimes, et la tribune qu'elles supportent semble être celle de l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas. Les pierres tombales sont celles de l'abbaye de Royallieu. Avec l'extension urbaine, l'église se retrouve de nouveau au milieu d'un quartier résidentiel et a regagné de l'importance82.

Église Sainte-Thérèse, rue du Bataillon-de-France (ni classée, ni inscrite)

Couvent des Jacobins.

CImetière de Clamart.

Porterie de l'abbaye de Royallieu.

Chapelle Saint-Corneille.

Église Sainte-Thérèse.

Musée Antoine-Vivenel.

Musée du cloître de l'abbaye Saint-Corneille.

Musée de la figurine historique.

Mémorial du camp de Royallieu.

Clairière de l'Armistice.

Château de Compiègne, avec les appartements historiques du xviiie siècle, du Premier Empire et du Second Empire ; le musée du Second Empire ; le musée de l’Impératrice Eugénie et le musée national de la Voiture et du Tourisme83.

Musée Antoine-Vivenel, rue d'Austerlitz / rue de la Baguette : Installé dans l'hôtel Songeons-Bicquilley de la fin du xviiie siècle, le musée d'art et d'archéologie Antoine Vivenel possède l'une des plus importantes collections de céramiques grecques de France après le Louvre84.

Musée du cloître de l'ancienne abbaye Saint-Corneille, rue Saint-Corneille : dépendance du musée Antoine-Vivenel, il est consacré à l'histoire de l'abbaye Saint-Corneille et la sculpture religieuse du Moyen Âge85.

Musée de la Figurine historique, place de l'Hôtel de Ville (l'accès est situé juste à sa droite, sous un porche surmonté d'un imposant blason86) : Sa création remonte au début du xxe siècle et a été possible grâce à plusieurs donations, qui ont constitué le fond d'environ 100 000 figurines en bois, plomb, étain, carton et d'autres matières. Le musée a emménagé dans un annexe de l'hôtel de ville en 1984 et s'étend sur environ 500 m². Divisé en six espaces chronologiques, il présente des maquettes et diorames au sujet des grands épisodes de l'histoire de la ville de Compiègne et de sa forêt, ce qui rend l'exposition très vivante87.

Espace culturel Saint-Pierre des Minimes, rue des Minimes : la ville de Compiègne propose des expositions gratuites dans l'ancienne église88, qui a été édifiée entre 1130 et 1160 comme chapelle d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Corneille. Les Minimes s'y sont installés au xviie siècle et ont bâti les bâtiments conventuels aujourd'hui occupés par l'école Pierre-Sauvage. En 1791 les Minimes ont cedé la place aux Frères des écoles chrétiennes, qui, chassés dès 1792, ne sont revenus en 1818. L'église est toutefois restée désaffectée au culte, et si le mobilier subsiste encore en grande partie, il a été dispersé à la Révolution, et le bâtiment est aujourd'hui entièrement vide. La perte du clocher et du bas-côté sud est également attribuable à la Révolution, alors que le triplet du chevet a été maladroitement remplacé par un oculus sous le Second Empire. Il ne faut pas s'étonner du voûtement d'arêtes du bas-côté nord, qui ne date que de l'installation des Minimes. La sculpture des culs-de-lampe sur lesquels retombent les nervures des voûtes est assez originale, ainsi que la décoration du portail, malheureusement très dégradée89.

Mémorial du camp de Royallieu, avenue des Martyrs de la Libération : aménagée par la ville en 2008, il retrace l'histoire de ce camp d'internement et de déportation, qui a fonctionné de 1941 à 1944, et dont 50 000 des 54 000 prisonniers sont morts dans la déportation. Quatre anciennes baraques et l'ancienne chapelle du camp restent en place90.

La clairière de l'Armistice en forêt de Compiègne, comportant le wagon de l'Armistice dans le cadre du musée de l'Armistice91.

Pèlerinage de Compostelle

Compiègne est une étape entre la via Gallia Belgica et les grandes voies françaises du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'étape notable précédente est Saint-Quentin92. Au-delà de Compiègne, le pèlerin pouvait rejoindre l'une des trois voies principales vers Saint-Jacques-de-Compostelle : la via Turonensis plus directe par Paris, la via Lemovicensis par Vézelay et Limoges, la via Podiensis par Le Puy-en-Velay et Moissac.

 

Personnalités liées à la ville

Y sont nés

Roscelin de Compiègne, philosophe scolastique, en 1050

Pierre d'Ailly, philosophe et théologue, en 1351

Jacques de Billy (1602-1679), astronome, mathématicien et théologien, né à Compiègne

Marc-Antoine Hersan (1649-1724), professeur au Collège Royal, né et mort à Compiègne

Pierre Coustant, philosophe, théologien et doyen de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, en 1654

Charles Coustant de Belle-Assise (1676-1752) gouverneur de Compiègne le 30 novembre 1717, gouverneur attourné de Compiègne le 5 août 1719 et bailli général des douanes du Val-de-Grâce. À la fin de sa vie, Charles est aussi subdélégué de Messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris, bailli pour les rivières d'Aisne et d'Oise, conseiller-procureur du roi au bailliage de Compiègne. Il est également bailli général des dames du Val-de-Grâce et gouverneur et administrateur de l'hôpital général de Compiègne

Louis Melchior Mottet, commissaire général de la Marine, responsable du bureau des colonies, le 5 janvier 1735, père d'Agathe de Rambaud et frère de Benoît Mottet de La Fontaine

Benoît Mottet de La Fontaine, député du Grand Orient de France, commissaire ordonnateur des établissements français des Indes, né en 1741 au château de Compiègne

Claude-François-Xavier Mercier de Compiègne (1763-1800), imprimeur-libraire et écrivain

Antoine-François Vivenel (1799-1862), entrepreneur général

Albert Robida, dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier, en 1848

Arthur Bazin, écrivain, en 1849

Aliette de Maillé, archéologue, le 3 janvier 1896

Pierre Colombier, cinéaste, le 18 mars 1896

Jean Philippot, architecte, le 22 octobre 1901

Daniel Boulanger, écrivain, le 24 janvier 1922

Jacques Demarcq, poète, en 1946

Didier Porte, journaliste, chroniqueur et humoriste, en janvier 1958

Thierry Hazard (de son vrai nom Thierry Gesteau), chanteur, le 7 juin 1962

Paul Helbronner, alpiniste et topographe, le 24 avril 1871

Anaïs Baydemir, présentatrice météo sur France 2, le 20 juillet 1979

Nolan Roux, footballeur professionnel évoluant au Lille OSC le 1er mars 1988

Zakarya Bergdich, footballeur franco-marocain, le 7 janvier 1989

Y ont été sacrés

Louis II dit « le Bègue », en 877

Eudes Ier, en 888

Louis V dit « le Fainéant », le dimanche de Pentecôte 8 juin 979,

Hugues II (mort en 1025), en 1017, est associé au trône de son père le roi Robert II dit « le Pieux »

Y sont enterrés

 

Plaque commémorative sur un mur de l'abbaye Saint-Corneille.

Plusieurs rois et un dauphin y sont enterrés d'après une plaque sur un mur de l'ancienne abbaye Saint-Corneille dont :

 

Clotaire Ier dit le vieux le 11 décembre 561 (probablement mort dans la commune limitrophe de Choisy-au-Bac où il avait son palais93) ;

Louis II dit le bègue le 10 avril 879 ;

Louis V dit le fainéant le 21 mai 987 ;

Hugues de France fils de Robert II le Pieux, associé au trône depuis 1017, le 17 septembre 1025 ;

le dauphin Jean, duc de Touraine le 4 avril 1417 ;

L’abbaye Saint-Corneille, son église et les sépultures qu'elle renfermait furent profanées pendant la Révolution et détruites, comme le furent celles de la basilique de Saint-Denis. La rue Saint-Corneille a été percée à l'emplacement de la nef et du bas-côté Sud de l'abbatiale.

 

Antoine Vivenel (1799-1862), architecte-entrepreneur à Paris, fondateur du musée de Compiègne

Jean Compagnon (1916-2010), général de corps d'Armée ;

Y sont morts

Le chevalier Louis de Jaucourt, philosophe, écrivain et encyclopédiste, le 3 février 1779

Michel Ordener, le 30 août 1811, comte d'Empire, général des armées de la République et de l'Empire, inhumé au Pantheon à Paris.

Major Otenin, militaire, le 1er avril 1814 en défendant le Château de Compiègne.

Pierre Louis Charles de Failly, militaire, le 15 novembre 1892

Sylvie, actrice, le 5 janvier 1970

Ferdinand Bac (1859-1952), dessinateur, lithographe et écrivain français.

Y ont vécu ou y sont passés

Louis XI de France (1423-1483), y séjournait très fréquemment lors de ses campagnes militaires en Picardie, notamment en 1475, au moment de la dernière étape de la guerre de Cent Ans.

Article connexe : Itinéraires du roi Louis XI de 1461 à 1483.

Marie de Médicis, est envoyée au château de Compiègne par son fils Louis XIII en 1630

Louis Le Dreux de La Châtre, architecte

en 1797, c'est en forêt de Compiègne que Eugène-François Vidocq fait sa première tentative d'évasion.

Dans les années 1800, l'École des Arts et Métiers s'installe à Compiègne dans le château ; y séjournent alors plusieurs Gadzarts comme Alexandre Corréard, Lejeunes, Michel Ordener ou Pierre-Joseph Meifred

Charles IV d'Espagne de juin à septembre 1808 après son abdication

Napoléon Ier, à plusieurs reprises, dont le 27 mars 1810 pour y rencontrer Marie-Louise d'Autriche pour la première fois.

En 1813 Augustin Thierry, historien, enseigne les humanités à Compiègne.

En 1814, c'est de Compiègne que part Louis XVIII pour son entrée solennelle dans Paris.

Durant le Second Empire, Napoléon III organise les séries de Compiègne, très prisées par la cour (une centaine d’invités sont conviés par « séries » durant une semaine).

Émile Waldteufel (Charles Émile Lévy), compositeur chargé par Napoléon III de l'organisation des séries de Compiègne, dans les années 1860

Coco Chanel alors inconnue fut accueillie par son ami Étienne Balsan au "château" de Royallieu de 1905 à 1909

Georges Guynemer décolle de Compiègne durant la Première Guerre mondiale, jusqu'à sa mort le 11 septembre 1917 au-dessus de la Belgique.

Entre 1915 et 1918, Alexis Carrel organise un système d'ambulance pour secourir les blessés sur le champ de bataille. Aujourd'hui désavoué pour ses thèses eugénistes, la création à l'initiative du maire UMP Philippe Marini d'une « allée de l'ambulance Carrel 1915-1918 » après le débaptisage d'une « rue Alexis-Carrel » a en 2003 créé une polémique locale qui a eu quelques échos au niveau national94.

Roger Judrin, écrivain (1909-2000). Arrivé à Compiègne à la fin de septembre 1941, il y écrivit la plupart de ses livres.

En 1942, Robert Desnos, arrêté par la Gestapo transite par le camp de Royallieu ;

Pendant la Seconde Guerre mondiale le père de Michel Drucker, Abraham Drucker, a fait partie des prisonniers de guerre au camp de Royallieu.

En 1960, Michel Drucker passa son service militaire au camp de Royallieu.

Youssef Seddik, philosophe et anthropologue, entre 1966 et 1970

Guy Deniélou, officier de marine, ingénieur nucléaire et président-fondateur de l'université de technologie de Compiègne (fondée en 1972).

Babacar Gaye, général sénégalais

Élodie Gossuin, miss France 2001, miss Europe 2002 et conseillère régionale sur la liste UDF-UMP depuis 2004, durant son enfance.

Bernard Stiegler, philosophe et professeur, fonde en 1993 à l'UTC une unité de recherche consacrée aux « Connaissances, Organisations et Systèmes Techniques ».

Jacques Chirac, président français, Angela Merkel, chancelière allemande, et Vladimir Poutine, président russe, le 23 septembre 2006 à l'occasion d'un sommet tri-nations pour des discussions informelles sur l'Iran et les intérêts économiques et stratégiques croisés des trois pays.

Georges Tainturier (escrime) et Jean-Christophe Bette (aviron), champions olympiques.

Jacques Mesrine a habité près de Compiègne et, le 6 juin 1973, s'est évadé du palais de Justice de Compiègne.